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Ban Ki-moon toujours attendu à Goma jeudi


Joseph Kabila (à d.), s'entretenant avec Ban Ki-Moon à Kinshasa mercredi

Joseph Kabila (à d.), s'entretenant avec Ban Ki-Moon à Kinshasa mercredi

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rencontré mercredi à Kinshasa le président Joseph Kabila, alors que les combats se poursuivaient dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre l'armée et la rébellion du M23 dans la banlieue de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

« Le temps est venu pour la paix et le développement pour le peuple de la République démocratique du Congo et ceux de la région », a déclaré M. Ban à l'issue de sa rencontre avec le président congolais.

D’autre part, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui était de la partie à Kinshasa, a annoncé une aide d'un milliard de dollars pour la région des Grands Lacs.

M. Ban doit se rendre jeudi à Goma, puis au Rwanda, avant de faire escale en Ouganda, et à Addis-Abeba, siège de l'Union Africaine. Difficile de savoir si cette visite à Goma sera maintenue étant donné les conditions sécuritaires, mais la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), affirme avoir bien sécurisé la ville.

Mercredi après-midi, un porte-parole de l’ONU à New York a confirmé que la visite à Goma de M. Ban n’avait pas été annulée, et que le Secrétaire général était toujours attendu dans le Nord-Kivu ce jeudi.


Pour sa part, Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, a affirmé que la rébellion n'a pas l'intention de s'emparer de Goma, ville frontalière avec le Rwanda, que les rebelles ont occupé près de deux semaines en novembre dernier.

Les belligérants ne cessent de se renvoyer la balle sur qui fait quoi exactement dans les affrontements. Tandis que l’administration Kabila accuse les rebelles de lancer des offensives, le colonel Kazarama a dit à la VOA que la rébellion répond seulement aux attaques des FARDC, l’armée régulière congolaise.

Par ailleurs, avec la reprise des affrontements entre l’armée congolaise et la rébellion du M23 dans la banlieue de Goma, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) indique que les personnes déplacées par les précédentes vagues de violence, notamment dans les camps de Mugunga, sont prises entre les tirs et les obus. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR) a appelé à la protection des civils.

Les camps se sont partiellement vidés : 30.000 personnes se sont réfugiées à Goma. Des milliers de vies sont en danger, alerte Thierry Goffeau, chef de mission de MSF dans le Nord-Kivu.
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