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Ban Ki-moon participera au sommet du Mouvement des pays non-alignés


Ban Ki-moon se réjouit de rejoindre les dirigeants des pays non-alignés la semaine prochaine à Téhéran

Ban Ki-moon se réjouit de rejoindre les dirigeants des pays non-alignés la semaine prochaine à Téhéran

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé de passer outre aux objections des Etats-Unis et d’Israël et de participer, la semaine prochaine à Téhéran, au 16ème Sommet du Mouvement des pays non-alignés (NAM), a annoncé mercredi son porte-parole.

Pour rappel, le Mouvement des non-alignés rassemble 120 pays, et dans sa déclaration, M. Ban a dit se réjouir de la perspective de participer à ce sommet qu'il considère comme une occasion de travailler avec les chefs d'État et de gouvernement présents à cette occasion, ainsi qu'avec le pays hôte, à savoir l’Iran.

La semaine dernière, le département d’Etat américain avait fait valoir que les Etats-Unis redoutent que Téhéran ne manipule le sommet pour éviter qu’on ne s’intéresse à ses propres carences. Dans un appel téléphonique au Secrétaire général, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait appelé M. Ban à boycotter la rencontre.

Selon le porte-parole de l’Onu, Martin Nesirky, M. Ban n’est pas insensible à ces préoccupations puisqu’il compte saisir « cette occasion pour transmettre les préoccupations profondes et les attentes de la communauté internationale sur les questions qui exigent une coopération et des progrès urgents tant pour la stabilité régionale que pour le bien-être du peuple iranien ». Parmi ces questions : le programme nucléaire iranien, le terrorisme, les droits de l'homme et la crise en Syrie, a-t-il précisé.

Certes le Secrétaire général comprend que sa visite suscite des inquiétudes. Mais en même temps, M. Ban « a des responsabilités qu’il est bien déterminé à assumer, aussi bien vis à vis du mouvement des non-alignés que vis-à-vis de l’Iran. Précisément à cause de l’ampleur des préoccupations internationales concernant des questions telles que le programme nucléaire de Téhéran, les droits de l’homme et la situation en Syrie, a ajouté M. Nesirky.

Dans un communiqué publié la semaine dernière, M. Ban s'était déclaré « consterné » par des remarques attribuées aux dirigeants iraniens, qui auraient menacé l'existence d'Israël. Selon M. Nesirky, le Secrétaire général a condamné ces déclarations, les qualifiant de « choquantes et incendiaires ».
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