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Démission du Premier ministre en RDC


Le Premier ministre de la RDC Samy Badibanga s’exprime lors d’une conférence de presse à Kinshasa, 20 décembre 2016.

Samy Badibanga a remis sa démission au président Kabila, selon une information confirmée à VOA Afrique par un membre du gouvernement.  Le Premier ministre congolais quitte son poste un jour après le discours de Joseph Kabila promettant de nommer un nouveau chef du gouvernement dans 48 heures.

M. Samy Badibanga a bien déposé sa démission, a déclaré un ministre.

Le Premier ministre issu du premier accord pour la transition boycotté par une grande partie de l’opposition a, selon des sources à Kinshasa, été reçu par le chef de l’Etat à 11 heures locales.

Les Congolais devront surement encore attendre 24 heures pour avoir un nouveau chef du gouvernement. L’échéance fixée par le président Kabila court jusque vendredi.

Dans son discours, M. Kabila avait toutefois demandé au Rassemblement, principale plateforme de l’opposition, de surmonter ses querelles intestines et d’harmoniser les vues la personne à être nommée.

Déjà, l’aile dirigée par Joseph Olenghankoy a déposé mardi une liste de cinq candidats parmi lesquels est repris le nom de Félix Tshislekedi, président de l’autre aile de la même plateforme.

Bruno Tshibala, Valentin Mubake, Joseph Olenghankoy et Roger Lumbala sont les autres noms sur la liste.

Pourtant, l’aile dirigée par le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, n’a toujours pas déposé de liste. Elle accuse M. Kabila de violer l’accord et lui demande de ramener les évêques et d’associer l’ONU dans la médiation.

L’aile du Rassemblement de Félix Tshisekedi voudrait être reçu séparément par M. Kabila.

La situation est tendue en RDC.

Le décès d’Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition, a compliqué la donne, remettant sur le tapis des discussions le poste du veilleur de la transition qui lui était confiée en raison de sa carrure et du rôle joué dans la politique congolaise.

L’accord du 31 décembre vise à résoudre la crise créée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà des limites constitutionnelles.

Le Rassemblement a ressenti le coup de la disparition de'Etienne Tshisekedi. Elle s'est scindée en deux groupes. Le premier dirigé par Félix Tshisekedi a opéré une restructuration. Il a créé le poste du président de la plateforme attribuée à Félix Tshisekedi, fils du défunt opposant et a attribué celui du président du comité des sages à Pierre Lumbi.

Cette restructuration n'est pas été acceptée par les autres qui, eux, ont désigné Olenghankoy comme président du comité des sages, postes qu'occupait Etienne Tshisekedi.

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