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Azerbaïdjan: le parti au pouvoir obtient la majorité absolue au Parlement


Un bureau de vote à Bakou lors des élections législatives en Azerbaïdjan le 1er novembre 2015. Source: AP

Un bureau de vote à Bakou lors des élections législatives en Azerbaïdjan le 1er novembre 2015. Source: AP

Le parti au pouvoir en Azerbaïdjan a remporté plus de la moitié des sièges du Parlement, selon les résultats définitifs publiés lundi par la commission électorale au lendemain d'élections législatives controversées.

Le parti Yeni (Nouvel Azerbaïdjan) a obtenu 71 sièges sur les 125 que compte le Parlement, renforçant ainsi le contrôle sans partage du président Ilham Aliev qui dirige depuis douze ans cette ex-république soviétique du Caucase riche en hydrocarbures.

Le taux de participation aux élections législatives, qui se sont tenues dimanche, a atteint les 55,7%, a indiqué le président de la commission électorale, Mazakhir Panakhov, lors d'une conférence de presse lundi.

Les principaux partis d'opposition, le Conseil national des Forces démocratiques (CNFD), Musavat et le Parti démocratique d'Azerbaïdjan, ont pour leur part dénoncé des élections "complètement falsifiées".

"Il s'agit d'une usurpation flagrante du pouvoir", a déclaré dans un communiqué le CNFD, accusant le président azerbaïdjanais de "voler une fois de plus le pouvoir au peuple".

La victoire de M. Aliev était inévitable "en l'absence de candidats solides de l'opposition et sur fond de fraudes massives", a déclaré à l'AFP le dirigeant du parti Musavat, Issa Gambar. Un autre parti de l'opposition, l'Alternative républicaine (REAL) a également annoncé ne pas reconnaître les résultats du scrutin.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) n'a pas pu envoyer d'observateurs pour cette élection à cause des "restrictions" que lui ont imposées les autorités azerbaïdjanaises et a condamné "la répression menée contre les voix critiques et indépendantes".

Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Aliev en 2003, aucune élection n'a été reconnue comme démocratique par les observateurs internationaux. Avant ce scrutin, l'opposition et les ONG de défense des droits de l'Homme avaient accusé le gouvernement d'avoir emprisonné de nombreux opposants et limité la capacité des partis à faire campagne.

Du côté du pouvoir, le principal conseiller du président, Ali Gassanov, a assuré à l'AFP que les élections s'étaient tenues "de manière totalement transparente et démocratique".

Au total, 5,9 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes afin d'élire les 125 députés pour un mandat de cinq ans.

Avec AFP

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