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Avant le G20, la Turquie libère 20 jihadistes présumés arrêtés la semaine dernière


Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 4 novembre 2015. (Kayhan Ozer, Presidential Press Service, via AP)

Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 4 novembre 2015. (Kayhan Ozer, Presidential Press Service, via AP)

Parmi eux, neuf étaient présentés par les autorités turques comme des membres du groupe Etat islamique et ont été libérés lundi. Les 11 autres ont été libérés mardi contre l'avis du procureur.

Vingt jihadistes présumés interpellés la semaine dernière dans la station balnéaire d'Antalya, dans le sud de la Turquie, où doit se dérouler les 15 et 16 novembre un sommet du G20, ont tous été remis en liberté, a rapporté l'agence de presse Dogan.

Neuf de ces personnes, présentées par les autorités turques comme des membres du groupe Etat islamique (EI), ont été libérées dès la fin de leur garde à vue lundi par la police antiterroriste, a précisé mercredi Dogan.

Un tribunal d'Antalya a remis en liberté mardi les onze autres contre l'avis du procureur qui avait requis leur placement en détention. Trois d'entre eux ont toutefois été placés sous contrôle judiciaire et un dernier, de nationalité russe, a été expulsé de Turquie, selon l'agence.

Ces vingt personnes avaient été arrêtées vendredi par la police antiterroriste à Antalya, neuf jours avant le sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement des vingt pays les plus riches de la planète, dont l'Américain Barack Obama et le Russe Vladimir Poutine, qui doit se dérouler sous très haute sécurité.

La police turque a multiplié les descentes dans les milieux jihadistes en Turquie depuis l'attentat-suicide qui a fait 102 morts devant la gare centrale d'Ankara le 10 octobre. Selon la justice turque, cette attaque a été commanditée par l'état-major de l'EI en Syrie.

Le régime du président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a longtemps été soupçonné de complaisance envers les groupes rebelles les plus radicaux qui combattent le régime de Damas, y compris l'EI.

Mais, après des mois de pression de la part de ses alliés de l'Otan, Ankara a accepté l'été dernier de rejoindre la coalition militaire contre l'EI menée par les Etats-Unis, s'attirant les foudres des jihadistes.

AFP

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