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Le Zimbabwe a une nouvelle Constitution


Les résultats officiels du referendum du 16 mars 2013 indiquent que le "oui" l'a emporté avec près de 95% des voix.

Au Zimbabwe, le oui l’a emporté lors du referendum constitutionnel.

Les résultats officiels du référendum de samedi montrent que près de 95 % des électeurs ont approuvé la nouvelle loi fondamentale, soutenue par les deux principaux partis du Zimbabwe, la ZANU-PF du président Mugabe et le MDC du Premier ministre Tsvangirai.

La nouvelle constitution impose une limite au mandat présidentiel, renouvelable dorénavant une seule fois. D'autres changements incluent davantage de droits pour les femmes et une révision de la peine de mort à l’effet d’exempter les femmes, les jeunes et les personnes âgées.

Plus de 3 millions d'électeurs zimbabwéens ont voté en faveur de la nouvelle Constitution, le 16 mars 2013.

Plus de 3 millions d'électeurs zimbabwéens ont voté en faveur de la nouvelle Constitution, le 16 mars 2013.



La nouvelle charte prévoit l’organisation d’élections générales cette année pour mettre fin à la cohabitation au gouvernement.

Des organisations du secteur démocratique accusent la police d’avoir sévi, avant le vote, contre les opposants du président Mugabe.

Les autorités ont récemment confisqué les radios qui reçoivent des chaînes internationales

Dimanche, quatre collaborateurs de M.Tvangirai ont été arrêtés dont son conseiller juridique. La police a ensuite arrêté l’avocate de ce dernier. Elle avait eu le malheur de se présenter au domicile du suspect et a été arrêtée pour obstruction à la justice. La police a ensuite refusé de respecter l’injonction d’un tribunal qui ordonne sa libération

Pour Tiseke Kasambala, de Human Rights Watch, ces arrestations et d’autres signes de violence électorale, prouvent qu’une nouvelle constitution ne peut pas tout.

“Les Zimbabwéens ont plein de nouveaux droits sur le papier mais la réalité ne s’est pas améliorée du tout. En fait, l’espace pour l’activisme civique et politique s’est réduit au fur et à mesure que les élections approchent. Les attaques contre la société civile ont augmenté. Depuis décembre dernier, il y a même eu une escalade du harcèlement policier, des arrestations, des viols par des policiers contre des militants de la société civile", explique-t-il

La réforme constitutionnelle réduit les pouvoirs du président mais elle n’est pas rétroactive et n'empêche pas M. Mugabe d'être à nouveau candidat après 33 ans de pouvoir. Elle supprime aussi le poste de Premier ministre, qui faisait office de contre-pouvoir depuis 2009, mais renforce les pouvoirs du Parlement.
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