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Au moins sept soldats tués dans une embuscade de Boko Haram au Nigeria


Quelques personnes dégagent les débris d’une explosion après un attentat-suicide à Maiduguri, Nigeria, 29 octobre 2016.

Quelques personnes dégagent les débris d’une explosion après un attentat-suicide à Maiduguri, Nigeria, 29 octobre 2016.

L'embuscade s'est déroulée mercredi après-midi dans la ville de Gajiram, à 80 km au nord de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno.

Au moins sept soldats ont été tués dans une attaque menée par le groupe islamiste Boko Haram contre un poste militaire du nord-est du Nigeria, selon une source sécuritaire.

Selon une source militaire ainsi qu'un membre des milices civiles, Babakura Kolo, les combats ont duré près de deux heures.

"Le nombre de victimes s'élève à sept: un lieutenant et six sous-officiers", a affirmé le milicien à l'AFP, après avoir annoncé un premier bilan de trois morts. "Quatre autres corps ont été découvert pendant les recherches vendredi", a-t-il ajouté.

Une source militaire anonyme a indiqué que trois membres du groupe jihadiste avaient également été tués dans les combats. Les autorités nigérianes n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Selon le milicien, cette attaque est attribuée à la faction d'Abu Mosab Al Barnaoui, groupe dissident de Boko Haram, particulièrement actif dans le nord du Borno, et dont les cibles sont majoritairement des membres des forces de sécurité.

Cette faction, adoubée par l'organisation de l'Etat Islamique en août, reproche notamment au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau, de tuer en masse des civils musulmans plutôt que de se concentrer sur les "infidèles" et les militaires.

Selon le milicien Babakura Kolo, des jihadistes arrêtés ont expliqué se ravitailler auprès des habitants de la région, entre Gajiram et Monguno, ville de garnison à 60 km au nord.

Cet axe est considéré comme "sécurisé", mais des dizaines de milliers de déplacés, toujours abrités dans des camps à Monguno, ne peuvent pas rentrer chez eux, de peur de se faire piller ou kidnapper.

Avec AFP

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