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Au moins quatre soldats tués dans l'explosion d'une mine au Tchad


Des militaires tchadiens sur une base à N’Djamena, Tchad, 9 mars 2015.

Des militaires tchadiens sur une base à N’Djamena, Tchad, 9 mars 2015.

Un véhicule transportant des militaires a sauté vendredi sur une mine dans la région frontalière avec le Niger, où le groupe islamiste nigérian Boko Haram, causant la mort d'au moins quatre soldats.

Au moins quatre soldats tchadiens ont été tués, a-t-on appris samedi de source sécuritaire.

"Une voiture de l'armée a sauté sur une mine posée par les Boko Haram à Kaiga Kindji, près de la frontière entre le Tchad et le Niger, faisant quatre morts et une dizaine de blessés", a indiqué une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

Des soupçons pèsent sur le groupe islamiste nigérian Boko Haram qui mène régulièrement ce genre d'attaques contre les militaires.

"Les blessés ont été amenés à N'Djamena", a indiqué la source.

Les militaires tchadiens déployés dans cette zone proche du lac Tchad sont régulièrement visés par des mines posées par des jihadistes de Boko Haram, qui ont prêté allégeance en mars 2015 à l'organisation Etat islamique (EI).

Les pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun) auxquels s'est joint le Bénin, ont formé une force régionale contre ces jihadistes nigérians.

Les armées de la région ont infligé de sérieux revers à Boko Haram, contraint d'abandonner certains de ses bastions nigérians.

Mais le groupe a continué de multiplier les attentats-suicide meurtriers et s'est retranché dans des zones difficiles d'accès, comme les îles du lac Tchad, ou la forêt de Sambisa, à la frontière camerouno-nigériane.

L'insurrection de Boko Haram a fait plus de 20.000 morts et contraint plus de 2,6 millions d'habitants à fuir leur foyer. Née en 2009 dans le nord-est du Nigeria, elle s'est étendue au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Avec AFP

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