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Au moins deux morts dans des violences à Bangui


Les forces françaises de Sangaris patrouillent les rues alors que les jeunes en colère ont érigé des barricades dans toute la ville de Bangui, en République Centrafricaine, le 29 mai 2014.

Les forces françaises de Sangaris patrouillent les rues alors que les jeunes en colère ont érigé des barricades dans toute la ville de Bangui, en République Centrafricaine, le 29 mai 2014.

Deux manifestants ont été tués par balle et d'autres ont été blessés, certains grièvement, lors d'affrontements vendredi au niveau de l'avenue Bouganda, près du centre-ville.

Deux personnes ont été tuées à Bangui vendredi lors de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales. Ces dernières se sont dites prêtes à riposter à toute menace dans la capitale centrafricaine en proie à une nouvelle flambée de violences.

Alors que depuis quelques semaines, Bangui semblait retrouver un début de normalité - du moins pendant la journée - le massacre perpétré mercredi dans l'enceinte de l'église Notre-Dame de Fatima où 9.000 habitants avaient trouvé refuge, a servi de détonateur.

Selon un nouveau bilan du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés, au moins 17 personnes ont été tuées et 27 enlevées au cours de cette tuerie qualifiée "d'acte terroriste" par la présidente de transition Catherine Samba Panza dans un message lu à la radio nationale.

Les forces françaises Sangaris et africaines Misca, massivement déployées dans la ville depuis la tuerie de Fatima ont toutes les deux été prises pour cibles vendredi.

Accusés d'avoir laissé faire les assaillants de l'église Fatima, les soldats burundais de la Misca ont tiré sur des "manifestants armés" qui tentaient de "forcer le dispositif de sécurité et entrer de force dans leur cantonnement", a indiqué à l'AFP le colonel Bengone Otsaga, chef de la police de la Misca.

Dès le début du déploiement de la Misca dans Bangui, des soldats burundais ont été placés au PK-5, pour protéger ses habitants musulmans des attaques des milices anti-balaka.

Deux manifestants ont été tués par balle et d'autres ont été blessés, certains grièvement, lors de ces affrontements au niveau de l'avenue Bouganda, près du centre-ville.

De leur côté, des forces de Sangaris ont été visés par des tirs, sans faire de blessés, a-t-on indiqué de source française, précisant que les soldats avaient simplement répliqué par des "tirs de semonce".

Au total, la Croix rouge centrafricaine a comptabilisé deux morts et sept blessés par balle vendredi.

Mme Samba Panza a dénoncé "une situation de guérilla urbaine" avec un "cycle de représailles" qui "prend des proportions très inquiétantes" dans son message radio-diffusé.

Le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a attribué ce regain de violences à "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir".
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