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Au moins cinq soldats tués et quatre disparus dans une attaque dans l'ouest du Niger


Lutte contre le terrorisme: les Etats Unis d'Amérique appuient le Niger dans le cadre du contrôle de ses frontières, à Mainé Soroa dans la région de Diffa, au Niger, le 5 septembre 2016. (VOA/Abdoul-Razak IDRISSA)

Lutte contre le terrorisme: les Etats Unis d'Amérique appuient le Niger dans le cadre du contrôle de ses frontières, à Mainé Soroa dans la région de Diffa, au Niger, le 5 septembre 2016. (VOA/Abdoul-Razak IDRISSA)

Cinq soldats nigériens ont été tués et quatre sont portés disparus après une "attaque terroriste" menée tôt mardi matin contre une localité de la zone de Ouallam, dans l'ouest du Niger proche du Mali, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.

"Cette attaque terroriste contre la localité de Banibangou a fait cinq soldats tués, trois blessés et quatre autres sont portés disparus", a précisé à l'AFP cette source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

Un officiel nigérien a confirmé "l'attaque survenue vers 04h00" locales (03h00 GMT).

La zone, située de l'autre côté de la frontière malienne, est celle où se sont réfugiés les auteurs de l'enlèvement d'un humanitaire américain le 14 octobre.

Début octobre, un peu plus au nord-est dans la région voisine de Tahoua, 22 soldats nigériens avaient été tués lors d'une attaque d'un camp de réfugiés à Tazalit.

La zone de Ouallam, proche du nord du Mali et située à une centaine de kilomètres seulement de la capitale nigérienne Niamey, est devenue très instable en raison de nombreuses attaques très meurtrières.

Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger constitue un îlot de stabilité dans une zone en proie aux troubles. Autour ce pays, Mali, Libye et Nigeria sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.

"Régler le problème de la sécurité au Mali, c'est également régler le problème de la sécurité au Niger", a déclaré le 10 octobre le président nigérien, Mahamadou Issoufou, lors d'une visite de la chancelière allemande Angela Merkel.

En octobre 2014, neuf membres des forces de sécurité nigériennes dont cinq policiers, deux gendarmes, deux gardes nationaux, ont été tués dans plusieurs attaques simultanées "d'éléments terroristes" dans cette zone de Ouallam. Ces attaques avaient visé le poste de sécurité du camp de réfugiés maliens de Mangaïzé, la prison de Ouallam ainsi qu'une patrouille militaire à Banibangou, localités toutes proches du Mali.

En janvier 2009, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda, avait enlevé dans une zone à cheval entre le Mali et Ouallam, quatre touristes européens (deux Suisses, un Allemand et un Britannique). Aqmi avait annoncé en juin 2009 avoir tué le touriste britannique, tandis que les trois autres otages avaient été libérés.

Avec AFP

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