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Au moins 8 morts dans des combats anti-EI à Syrte


Un combattant des forces libyennes et un membre de l'ONU courent pour se protéger avec un autre combattant tout en portant sur son dos un homme lors de la bataille contre le groupe État islamique à Syrte, Libye, le 31 juillet 2016.

Un combattant des forces libyennes et un membre de l'ONU courent pour se protéger avec un autre combattant tout en portant sur son dos un homme lors de la bataille contre le groupe État islamique à Syrte, Libye, le 31 juillet 2016.

Au moins huit membres des forces loyales au gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont été tués samedi dans une nouvelle offensive contre le dernier secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) à Syrte, selon l'hôpital de campagne de la ville.

Cet hôpital prend en charge les blessés parmi les forces du GNA qui sont ensuite transférés à Misrata, ville dont sont originaires la plupart des combattants antijihadistes, à mi-chemin entre Syrte et Tripoli.

De son côté, l'hôpital central de Misrata a indiqué avoir admis samedi 17 blessés.

Sur sa page Facebook, le centre de presse des forces loyalistes a fait état de deux attentats suicide perpétrés par deux jihadistes.

Par ailleurs, une femme a tiré sur les forces loyalistes alors que ces dernières tentaient de sécuriser un passage pour quitter le dernier carré de maisons où sont retranchés les jihadistes. Le centre de presse ne précise pas le sort de la femme ou si elle a fait des victimes.

Depuis quelques semaines, les forces pro-GNA avancent maison par maison dans le quartier d'al-Giza al-Bahriya où les jihadistes continuent à défendre farouchement leurs dernières positions.

Samedi encore, les combattants antijihadistes ont fait état de la reprise d'une trentaine de maisons.

Située sur la côte méditerranéenne à environ 450 km à l'est de Tripoli, Syrte était devenue le fief de l'EI en Libye après sa conquête en juin 2015.

L'opération de reconquête de cette cité, lancée le 12 mai, s'enlise semaine après semaine, notamment en raison de la prudence qu'adoptent les forces pro-GNA pour éviter de nouvelles pertes et protéger les civils pris au piège dans la ville.

Les combats contre les jihadistes ont en effet été meurtriers, avec près de 700 morts et 3.000 blessés dans les rangs des forces progouvernementales.

Le bilan des morts parmi les combattants de l'EI n'est pas connu.

Avec AFP

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