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Au moins 56 rebelles tués dans des combats au Soudan du sud


Un soldat du gouvernement avec une mitraillette dans les mains, près de Malakal, Soudan du sud, 24 février 2015.

Un soldat du gouvernement avec une mitraillette dans les mains, près de Malakal, Soudan du sud, 24 février 2015.

Au moins 56 rebelles ont été tués dans des combats les ayant opposés ce week-end à des troupes gouvernementales près de Malakal, dans le nord-est du Soudan du Sud.

"Le nombre de rebelles tués après décompte est de 56", a déclaré le général Lul Ruai Koang, porte-parole de l'armée gouvernementale (SPLA/Armée populaire de libération du Soudan).

"De notre côté, nous avons perdu quatre combattants SPLA et 20 ont été blessés", a-t-il indiqué, affirmant que près de 200 pièces d'armement, dont des lance-grenades et des mitrailleuses, avaient été récupérées par les troupes gouvernementales.

Un photographe de l'AFP, invité par la SPLA à se rendre sur place, dans les villages de Wajwok et Lalo, proches de Malakal, la capitale de l'Etat du Nil oriental, a dénombré une quarantaine de corps.

"Les rebelles ont attaqué nos positions vendredi soir (...) en deux endroits, à Wajwok et Lalo", a expliqué le général Lul Ruai Koang. "Nos forces les ont repoussés et ils ont disparu. La plupart des combattants rebelles tués étaient mineurs, âgés d'entre 13 et 18 ans", a-t-il affirmé.

La rébellion a affirmé de son côté lundi avoir toujours le contrôle de Wajwok et Lalo, et que les combats se poursuivaient dans d'autres localités proches de Malakal, bien que le photographe de l'AFP eut rapporté que la zone était calme dimanche soir.

"Nos forces font tout leur possible pour marcher sur Malakal. Donc il est faux de dire que nos forces ont été repoussées de ces zones", a réagi auprès de l'AFP le commandant Dickson Gatluak Jock, porte-parole de la SPLA-IO (rébellion).

"C'est juste une question de temps avant que nos forces prennent Malakal", a-t-il assuré. "Nous avons réalisé qu'il ne peut pas y avoir d'accord politique à Juba, qu'il n'y a pas d'espace politique à Juba, donc nous nous organisons parce que le gouvernement a failli", a-t-il martelé.

Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a basculé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 2,5 millions de civils et provoqué une grave crise humanitaire.

Un accord de paix signé en août 2015 avait fait naître de timides espoirs de pacification du pays. Fin avril 2016, le chef de la rébellion, Riek Machar, était revenu à Juba en tant que vice-président pour former un gouvernement d'union nationale avec le président Salva Kiir.

Mais la capitale a été le théâtre de violents affrontements début juillet entre les forces de M. Kiir et celles de M. Machar, qui ont fait des centaines de morts et plus de 70.000 réfugiés. Les violences se poursuivent depuis dans plusieurs régions.

Avec AFP

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