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Cinq membres de Lucha et deux autres personnes arrêtés à Bunia


Dans la ville de Bunia où les opposants ont été arrêtés. Dans cette photo du 30 juillet 2006, les Congolais s'apprêtent à voter.

Cinq membres du mouvement pro-démocratie Lucha (Lutte pour le changement) et deux autres personnes ont été arrêtés à Bunia, principale ville du nord-est de la RDC, lors d’un point de presse sensibilisation dans le cadre de la campagne dénommée « Bye Bye Kabila », indiquent des sources de l’organisation sur place.

« Cinq membres de la Lucha, une journaliste et une autre personne ont été arrêtés au moment où ils voulaient commencer un point de presse », déclare Me Godhi Naguy, avocate à Bunia.

Le point de presse, affirme Mme Naguy, s’inscrivait dans le cadre de la campagne des jeunes de mouvements citoyens qui exigent le départ du pouvoir du président Joseph Kabila au 19 décembre 2016 comme le prévoit la Constitution de la RDC.

Le Bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme confirme ces arrestations un tweet.

L’avocate déplore la brutalité de la police et les conditions inhumaines dans lesquelles les activistes de Lucha ont été emmenés.

La Lucha a lancé jeudi dans les provinces la campagne « Bye Bye Kabila » dont le coup d’envoi officiel était déjà donné plus d’une semaine plus tôt à Kinshasa.

« Tout s’est bien passé dans les autres provinces sauf à Bunia, mais cela ne va pas arrêter notre action », soutient Luc Nkulula de Lucha à Goma.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par la non-tenue de la présidentielle et des législatives qui auraient dû avoir lieu cette année.

Dans un accord signé en octobre, la majorité et une frange minoritaire de l'opposition sont convenues du report de ce scrutin à une date non fixée et du maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà du 20 décembre, en contrepartie de la nomination d'un Premier ministre issu de l'opposition et de la mise en place d'un nouveau gouvernement "d'union nationale".

Cet accord a été rejeté par la majeure partie de l'opposition.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l'État reste sourd aux exhortations de ses détracteurs qui le pressent de déclarer publiquement qu'il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle.

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