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Au moins 40 blessés dans une rixe entre réfugiés soudanais et afghans à Calais


Des migrants marchent dans la boue dans la partie sud d'un camp des migrants appelé la «jungle» un jour d'hiver pluvieux à Calais, Nord de la France, 22 février 2016.

Des migrants marchent dans la boue dans la partie sud d'un camp des migrants appelé la «jungle» un jour d'hiver pluvieux à Calais, Nord de la France, 22 février 2016.

La préfecture de Calais soutient que la raison de la rixe est encore indéterminée mais donne un nouveau bilan de 40 blessés des violences entre réfugiés afghans et soudanais hébergés dans un centre d'accueil.

La rixe a opposé pendant plusieurs heures quelque 200 réfugiés afghans et soudanais, selon préfète (représentante locale de l'Etat) Fabienne Buccio.

Ces heurts, qui ont commencé vers 16H00 (14H00 GMT) sous le préau d'un centre d'accueil de jour et se sont poursuivis au sein même de la "Jungle", font l'objet d'une enquête par le parquet.

Le bilan s'élève à "40 victimes, dont 13 ont été évacuées sur le centre hospitalier de Calais", a affirmé Mme Buccio lors d'un point presse jeudi soir aux abords du camp de migrants.

"Trois personnes ont été blessées plus sérieusement et l'une d'elle a été blessée par arme blanche", a-t-elle dit.

Parmi les blessés: 33 migrants, deux CRS, et aussi cinq membres du personnel de la +Vie active+, l'association agréée par l'État pour gérer le centre Jules Ferry et le Centre d'accueil provisoire (CAP) sur le camp, dont une jeune femme blessée plus sérieusement après avoir reçu un projectile au visage, a ajouté Mme Buccio.

"Une enquête a été ouverte pour violences volontaires avec armes par le parquet de Boulogne-sur-Mer et a été confiée au commissariat de Calais", a affirmé de son côté à l'AFP vendredi le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, précisant qu'il n'y avait pour le moment encore eu aucune interpellation.

Les secours ont par ailleurs affirmé à l'AFP que la nuit de jeudi à vendredi avait été "calme", la préfecture ayant évoqué jeudi soir une situation "stabilisée".

Au total, 260 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour rétablir le calme, selon les autorités locales, ainsi que 70 pompiers, plusieurs médecins et infirmiers, 11 ambulances et deux véhicules de lutte contre l'incendie.

En outre, la préfète a contesté qu'un migrant avait été blessé par arme à feu contrairement à ce qu'avait affirmé dans un premier temps à l'AFP une source policière.

Quelque 4.000 migrants, selon la préfecture, 5.000 selon les associations, vivent actuellement dans la "Jungle" de Calais et ses alentours, dans l'espoir de rejoindre la Grande-Bretagne.

Les tensions entre communautés sont fréquentes et plusieurs rixes ont déjà éclaté dans ce camp où cohabitent des réfugiés d'origine diverses, la plupart en provenance d'Afghanistan, du Moyen Orient, du Soudan et de la Corne de l'Afrique.

Mi-mars, 19 migrants avaient été blessés dans une bagarre opposant déjà réfugiés soudanais et afghans.

Avec AFP

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