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Au moins 150 Maliens auraient péri dans les récents naufrages de migrants en Méditerranée


Des centaines d'immigrés tentent de traverser Misrata

Des centaines d'immigrés tentent de traverser Misrata

Le bilan a été annoncé mardi par le ministère des Maliens de l'Extérieur, neuf jour le naufrage d'un chalutier au large de la Libye qui a fait plus de 700 morts.

Le gouvernement du Sénégal dont des dizaines de Sénégalais sont aussi mort dans cette tragédie a, pour sa part, annoncé lundi la mise en place une cellule de crise dotée d'un numéro vert pour informer le proches des disparus.

Selon un communiqué du ministère des Maliens de l'Extérieur 156 personnes identifiées noyées et la plupart des victimes sont originaires de la région de Kayes, zone de forte émigration dans l'ouest du pays, près de la frontière sénégalaise.

Il en est de même des Sénégalais disparus qui, eux aussi, proviennent pour la plupart des environs de la frontière entre les deux pays, selon les médias locaux.

Comme au Sénégal, les autorités maliennes ont également mis en place une cellule de crise pour suivre l'évolution de la situation en collaboration avec le comité international de la Croix-Rouge et l'Office des migrations internationales.

Le gouvernement malien invite les proches les proches de disparus à transmettre les filiations des personnes qui pourraient être concernées.

Profitant du chaos en Libye depuis la chute du régime Kadhafi en 2011, des réseaux de passeurs se sont organisés pour faire traverser la Méditerranée à des migrants cherchant à rejoindre clandestinement l'Europe, en particulier l'Italie, à bord bien souvent de navires vétustes et surchargés.

Le mois d'avril a été particulièrement meurtrier, le naufrage du chalutier s'étant produit après la disparition en Méditerranée de quelque 450 autres migrants la semaine précédente.

Avec AFP

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