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Au moins 3 personnes tuées dans des attaques attribuées aux ADF dans l'Est de la RDC


Beni, dans la province du Nord-Kivu, RDC

Beni, dans la province du Nord-Kivu, RDC

Des cadavres ont été découverts à Beni, dans le Nord-Kivu.

Des responsables locaux parlent d’au moins trois corps et au moins cinq, selon la société civile.

"Nous avons retrouvé trois corps des personnes tuées à l'arme blanche dans la brousse de Nzuma", a déclaré à l'AFP l'administrateur du territoire de Beni Amisi Kalonda. Redoutant d'autres morts, M. Kalonda, qui attribue "ce massacre" aux ADF, a indiqué que "la fouille continue".

Le président de la société civile de Beni, Tedi Kataliko, a dit de son côté avoir "vu trois corps à Nzuma et deux corps à Kadowu". M. Kataliko a déploré qu'"aucune mesure n'a été prise contre les ADF, malgré plusieurs alertes".

Depuis jeudi matin, des détonations sont entendues aux alentours de Beni.

"Nous sommes engagés contre les ADF. Nous sommes avec la Monusco (la force de l'ONU, ndlr), ce n'est pas un secret", a déclaré le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'opération Sokola I chargée de lutter depuis près de deux ans contre les groupes armés dans le nord du Nord-Kivu, tout particulièrement contre les ADF.

La coopération entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) est pratiquement au point mort, à quelques exceptions près, depuis le début de l'année en raison d'une brouille entre l'ONU et les autorités de Kinshasa.

Le président congolais Joseph Kabila, qui a bouclé mercredi une tournée entamée samedi, avait promis aux habitants d'Oicha "l'éradication totale et définitive de cet ennemi (les ADF) dans un bref délai", lors d'une déclaration à la population relayée à la télévision d'État.

Opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont accusés d'être responsables d'une succession de massacres et d'attaques dans le territoire de Beni et aux confins de l'Ituri voisine ayant coûté la vie à plus de 500 civils depuis octobre 2014, selon l'ONU.

La dernière attaque d'envergure des rebelles date du 29 novembre. Selon l'ONU, 24 personnes dont un Casque bleu malawite ont péri dans un assaut contre la ville d'Eringeti, à la lisière du territoire de Beni et de l'Ituri.

Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

Avec AFP

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