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Attentat d'Istanbul: la victime tunisienne enterrée dans l'émotion


Des employés de l'aéroport internationale d’Atatürk à Istanbul en Turquie assistent le 30 juin 2016 à une cérémonie en mémoire de leurs amis tués dans l'attaque de mardi à cet aéroport.

Des employés de l'aéroport internationale d’Atatürk à Istanbul en Turquie assistent le 30 juin 2016 à une cérémonie en mémoire de leurs amis tués dans l'attaque de mardi à cet aéroport.

Le médecin militaire tunisien tué dans l'attentat d'Istanbul, où il s'était rendu pour tenter de ramener son fils qui avait un temps rejoint le groupe extrémiste Etat islamique (EI), a été enterré vendredi dans l'émotion, dans sa ville natale.

Des centaines d'hommes et de femmes, dont beaucoup en pleurs, se sont rassemblés dès le matin devant le domicile familial à Ksour Essef, dans le centre-est de la Tunisie, pour lui rendre un dernier hommage, selon des journalistes de l'AFP sur place.

La dépouille de Fathi Bayoudh, chef du service pédiatrique de l'Hôpital militaire de Tunis, avait été accueillie la veille dans la capitale par une cérémonie militaire. Il a été enterré en début d'après-midi dans le cimetière de Ksour Essef.

Depuis deux mois, le colonel-major, qui avait pris un congé sans solde, faisait des allers-retours entre la Turquie et la Tunisie pour tenter de ramener son fils Anouar, 26 ans.

A l'automne dernier, cet enfant unique avait rejoint l'EI en Irak puis en Syrie avant de le regretter et d'appeler à l'aide, a raconté jeudi à l'AFP sa mère, Saida. Le jeune homme a ensuite quitté le groupe extrémiste pour tenter de regagner la Tunisie et a été placé en détention en Turquie.

Lundi, veille de l'attentat, "Fathi a su que son fils était sur le sol turc. Il était fou de joie de pouvoir enfin le voir et m'a demandé de venir rapidement en Turquie", a-t-elle ajouté.

C'est en allant la chercher à l'aéroport que son mari a été tué dans le triple attentat-suicide.

Cette tragédie familiale a bouleversé de nombreux Tunisiens et occupe les conversations depuis mardi.

Selon sa famille, Anouar n'était pas encore au courant, vendredi, de la mort de son père.

Les autorités tunisiennes ont annoncé qu'Ankara avait donné son accord à un rapatriement du jeune homme, mais la date de son retour n'est pas connue.

L'attentat d'Istanbul a fait 44 morts et plus de 260 blessés, selon les autorités turques. En l'absence de revendication, Ankara soupçonne l'EI d'être derrière ces attaques.

Elle-même frappée par des attentats sanglants depuis l'an dernier, la Tunisie compte des milliers de ressortissants au sein d'organisations jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye.

Avec AFP

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