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Attentat en France: au moins une dizaine de morts


Evacuation des victimes de l'attentat à Charlie Hebdo (Reuters)

Evacuation des victimes de l'attentat à Charlie Hebdo (Reuters)

Le président François Hollande, qui s’est rendu sur les lieux, a estimé qu’il ne faisait « aucun doute » qu’il s’agissait d’un attentat terroriste.

Au moins douze morts en France suite à une fusillade au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris. Le bilan devrait s’alourdir, l’évacuation d'une vingtaine de blessés se poursuivant.

Parmi les morts: deux policiers, mais aussi les dessinateurs vedettes du journal, dont Jean Cabut et Stéphane Charbonnier.

Charbonnier, dit « Charb », était le directeur de Charlie Hebdo et dessinait la plupart des pages frontispices de l'hebdomadaire. Cabut, qui était âgé de 76 ans, travaillait aussi pour Le Canard enchaîné. Egalement assassinés: Bernard Verlhac, surnommé « Tignous », qui dessinait pour Marianne et Fluide glacial. Enfin, Georges Wolinski, 80 ans, qui travaillait non seulement pour Charlie Hebdo, mais aussi L'Humanité, Le Nouvel Observateur et Paris-Match.

Selon les médias, trois hommes armés aux visages couverts de cagoules ont ouvert le feu avec des fusils Kalachnikov à l'intérieur du bâtiment abritant les bureaux du journal. Ils ont crié Allah akbar, selon des témoins, ajoutant qu'ils avaient vengé le prophète. Après la fusillade, ces individus auraient fui dans deux véhicules différents.

Le président François Hollande, qui s’est rendu sur les lieux, a dénoncé un « attentat terroriste » d'une « exceptionnelle barbarie ».

« Nous savions que nous étions menacés », a ajouté le chef de l'Etat, qui est cité par l’agence Reuters. Il a précisé que plusieurs projets d'attentat avaient été déjoués ces dernières semaines. « Nous punirons les agresseurs ». M. Hollande doit intervenir à la télévision à 20h00 (19h00 GMT) mercredi soir, a annoncé l'Elysée.

La France a relevé son alerte terroriste à Paris au plus haut niveau.


En 2011, les bureaux du journal satirique avaient déjà été attaqués après qu'il eut publié un numéro comportant une image du prophète Mahomet sur sa couverture.

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