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Au moins 20 morts dans l'attaque contre un restaurant de Mogadiscio


Dans cette photo du 21 octobre 2010, des combattants d'al-Shabab participent à des exercices militaires en Somalie.

Dans cette photo du 21 octobre 2010, des combattants d'al-Shabab participent à des exercices militaires en Somalie.

L'attaque contre un restaurant du front de mer de la capitale somalienne Mogadiscio jeudi a fait au moins 20 morts et a été revendiquée par les rebelles islamistes shebab.

Selon un dernier bilan des autorités, le bilan de l'attaque contre un restaurant de Mogadiscio, jeudi, a fait au moins 20 morts et 20 blessés.

Le ministre de la Sécurité somalienne a indiqué à la radio gouvernementale que les opérations policières étaient terminées.

"Ils ont tué près de 20 personnes, dont des femmes et des enfants", a dit de son côté un officier de police somalien, Mohamed Abdirahman, qualifiant l'attaque contre des civils de "barbare et brutale".

Après une violente explosion, des hommes armés ont fait irruption dans le restaurant alors que des clients étaient attablés.

Les rebelles shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué l'attaque, dans laquelle quatre de leurs hommes armés ont été tués, et l'un d'entre eux capturé.

"Les combattants moudjahidines ont ciblé la plage du Lido", ont assuré les shebab sur la Radio-Andalus, antenne des islamistes, qualifiant l'attaque d'"opération majeure contre les ennemis d'Allah".

Le quartier de la plage du Lido à Mogadiscio compte de nombreux restaurants, dont des établissements haut de gamme où se retrouvent des hommes d'affaires et des Somaliens de la diaspora de retour dans la ville.

"Le fait qu'ils aient choisi ce lieu pendant un soir de weekend montre à quel point les rebelles shebab sont sans merci", a ajouté M. Abdirahman.

"Ils voulaient tuer plus de civils, mais les forces de sécurité ont sauvé la plupart des gens", a-t-il poursuivi.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud de la Somalie, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

Avec AFP

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