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Attaque d'une base kényane en Somalie : opération de "recherche et sauvetage" en cours


Des Shebab paradent en Somalie, le 17 février 2011.

Des Shebab paradent en Somalie, le 17 février 2011.

Les Shebab affirment avoir tué une centaine de soldats kényans et en avoir enlevé certains, lors de l'attaque du camp de l'Amisom en Somalie vendredi.

Une opération de recherche et sauvetage est en cours en Somalie, ont affirmé dimanche 17 janvier les autorités kenyanes, après l'attaque vendredi par les islamistes somaliens shebab d'un camp de l'Amisom, la Force de l'Union africaine en Somalie, dans laquelle un nombre indéterminé de Kényans sont morts.

"Nous avons lancé une opération de recherche, de sauvetage et de redressement, c'est une priorité, a déclaré à la presse le chef militaire Samson Mwathethe, dimanche à Nairobi. Nos troupes font face aux terroristes."

Le Kenya n'a pas communiqué le bilan des victimes de l'attaque, alors que les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont affirmé dimanche plus d'une centaine de soldats kényans avaient été tués et certains capturés.

"Les combattants moudjahidines (...) ont tué plus de 100 envahisseurs kényans, se sont emparés de leurs armes et véhicules militaires et ont même capturé des soldats kényans vivants," détaille un communiqué, consulté par l'AFP.

Des sites Internet islamistes somaliens affirment que 12 soldats kényans ont été capturés.

Ces bilans sont impossibles à vérifier de manière indépendante. Les Shebab ont coutume d'exagérer les bilans de leurs opérations et l'Amisom ne communique en général pas le nombre précis de victimes dans ses rangs.

Un contingent d'environ 150 soldats kényans se trouvait dans la base d'El-Adde (sud). Dimanche, quatre soldats blessés ont été rapatriés dans la capitale kényane. Il s'agit de la troisième attaque d'ampleur des Shebab contre une base de l'Amisom dans cette région en six mois.

Les islamistes avaient attaqué fin juin une base burundaise à Lego, puis un camp ougandais à Janale, deux localités de la région de Basse-Shabelle. Selon de nombreux témoignages, ils s'étaient les deux fois emparés temporairement des positions attaquées.

La force africaine avait reconnu des pertes dans ses rangs, sans donner de bilan précis. Les Shebab avaient affirmé avoir tué une cinquantaine de soldats à chaque fois.

Les Shebab, en difficulté sur le champ de bataille somalien face à la puissance de feu supérieure de l'Amisom, qui épaule l'embryonnaire armée de Somalie, ont attaqué à plusieurs reprises ces dernières années le Kenya, un des principaux contributeurs en soldats de la force africaine, lors d'opérations parfois spectaculaires ayant fait au total plus de 400 morts depuis 2013.

Avec AFP

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