Liens d'accessibilité

Des morts et des blessés dans une attaque au mortier près de la base de l’Amison en Somalie


Un agent de la sécurité en Somalie fouille l'épave d'un camion devant l'hôtel Nasahablood après une attaque revendiquée par le groupe islamique extrémiste al-Shabab, à Mogadiscio, Somalie, 26 juin 2016. (AP Photo / Farah Abdi Warsameh)

Un agent de la sécurité en Somalie fouille l'épave d'un camion devant l'hôtel Nasahablood après une attaque revendiquée par le groupe islamique extrémiste al-Shabab, à Mogadiscio, Somalie, 26 juin 2016. (AP Photo / Farah Abdi Warsameh)

Deux civils ont été tués et 18 autres blessés dans la nuit de vendredi à samedi par des obus de mortier tirés à proximité d'une base de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) par des hommes soupçonnés d'être des islamistes somaliens shebab, selon une source officielle et des témoins.

Le gouverneur de la région de Bay (sud-ouest), Abdirashid Abdullahi, a indiqué à l'AFP que neuf salves ont été tirées peu après minuit, touchant plusieurs quartiers de la ville de Baidoa, capitale de la région de Bay et située à quelque 250 kilomètres au nord-ouest de Mogadiscio.

"Des militants shebab ont tiré des obus de mortier la nuit passée", a affirmé le gouverneur. "Il y a vingt victimes, dont deux ont été tuées et 18 ont été hospitalisées", a-t-il ajouté, précisant que cinq des blessés souffrent de "blessures légères".

Les shebab n'avaient toutefois pas revendiqué l'attaque dans l'immédiat.

Des témoins ont indiqué à l'AFP que la plupart des obus ont atterri dans des quartiers proches de l'aéroport de la ville, où se trouve la plus grande base militaire éthiopienne de l'Amisom. Rien n'indiquait samedi que la base ait été touchée.

"Il y a eu plusieurs explosions près de l'aéroport, mais la plupart (des obus, ndlr) ont atterri sur des maisons occupées par des civils", a soutenu Musdhaf Mumin, un habitant de cette zone.

Quelque 22.000 soldats africains sont actuellement déployés en Somalie dans le cadre de la mission de l'UA. Ils soutiennent le fragile gouvernement somalien contre les shebab, qui ont juré sa perte.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de l'Amisom, déployée en 2007, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent jusque dans la capitale.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG