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La loi antidopage réclamée par l'AMA entre en vigueur au Kenya


Uhuru Kenyatta, le président kényan, passe les troupes en revue avant son discours sur l’état de la nation au Parlement, à Nairobi, 31 mars 2016.

Uhuru Kenyatta, le président kényan, passe les troupes en revue avant son discours sur l’état de la nation au Parlement, à Nairobi, 31 mars 2016.

Le président kényan a appelé les athlètes et sportifs de son pays à observer le plus exigeant des codes de conduite, vendredi après qu’il a signé et promulgué une nouvelle loi antidopage, étape déterminante en vue d'éviter à une éventuelle interdiction de participer aux JO de Rio.

La signature est intervenue une dizaine de jours avant la date butoir du 2 mai fixée par l'Agence mondiale antidopage (AMA) contre ce géant de l'athlétisme mondial.

"J'appelle nos athlètes et sportifs à observer le plus exigeant des codes de conduite", a affirmé Uhuru Kenyatta, assurant que "les quelques cas de tricheries que nous avons eus par le passé ne reflètent pas l'intégrité de nos athlètes."

"J'ai le plaisant devoir de vous annoncer que ce matin, j'ai signé la très attendue législation sur le dopage", a-t-il déclaré à la résidence présidentielle. "Je suis persuadé que l'AMA considérera favorablement l'entrée en vigueur de la loi antidopage, et y verra un signe de notre engagement sans faille à nous conformer aux plus hauts critères internationaux".

Cette loi établit notamment une agence nationale antidopage et permet de sanctionner de 1.000 dollars (872 euros) d'amende et/ou d'un an de prison les athlètes convaincus de dopage. Les personnes ayant fourni ou administré des produits interdits risquent une amende de 30.000 dollars (26.200 euros) ou trois ans de prison.

L'AMA doit se réunir le 12 mai pour discuter du cas kényan. Elle avait accordé deux reports au Kenya, qui avait échoué à se conformer aux précédentes dates butoirs des 11 février et 5 avril.

Une quarantaine d'athlètes kényans ont été impliqués dans des affaires de dopage au cours des trois dernières années. Fin février, le directeur général de la Fédération kényane (AK), Isaac Mwangi, a été suspendu pour six mois, soupçonné de corruption dans la couverture de cas de dopage.

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Sebastian Coe, avait menacé les athlètes kényans d'une suspension aux JO-2016 si la nouvelle législation réclamée par l'AMA n'était pas mise en place à temps.

Les députés kényans avaient adopté la nouvelle loi mardi, y ajoutant un amendement permettant son entrée en vigueur dès la signature du texte par M. Kenyatta, alors qu'un délai de 14 jours est normalement requis entre la signature d'une loi par le président et son entrée en vigueur.

Le Kenya est mondialement renommé pour ses athlètes et ses marathoniens. Le pays a terminé en tête au tableau des médailles des Mondiaux-2015 d'athlétisme à Pékin pour la première fois de son histoire, avec sept médailles d'or, six d'argent et trois de bronze.

Avec AFP

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