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Athènes demande l'aide de l'Europe pour gérer les flux de migrants


Des migrants secourus par l'Italie (AP Photo/Francesco Malavolta)

Des migrants secourus par l'Italie (AP Photo/Francesco Malavolta)

La gestion des flux migratoires est d'autant plus compliquée pour la Grèce qu'elle est à court de liquidités et qu'elle cherche actuellement à renégocier le plan d'aide de ses créanciers.

ATHENES, 15 avril (Reuters) - Athènes a demandé mercredi à l'Union européenne de l'aider à gérer les flux de clandestins qui accostent les rives grecques et dont le nombre a plus que triplé au cours des trois premiers mois de l'année. "C'est un problème que nous ne pouvons pas régler nous-mêmes", a déclaré à la télévision Alekos Flabouraris, ministre d'Etat pour la Coordination du projet gouvernemental. "L'Europe doit, si elle veut montrer qu'elle est une Union européenne, offrir une solution."

Comme d'autres pays de la Méditerranée, la Grèce est confrontée à l'arrivée d'un nombre de plus en plus élevé de migrants qui cherchent à gagner l'Europe en traversant la mer à bord d'embarcations de fortune. Au cours des trois premiers mois de l'année, plus de 10.000 d'entre eux sont arrivés sur le territoire grec, contre 2.863 au cours du premier trimestre 2014. Quatre cents migrants ont péri en mer lundi soir dans le naufrage de leur bateau au large des côtes de l'île sicilienne de Lampedusa.

La gestion des flux migratoires est d'autant plus compliquée pour la Grèce qu'elle est à court de liquidités et qu'elle cherche actuellement à renégocier les termes du plan d'aide accordé par ses créanciers. Le gouvernement a convoqué mardi une réunion de crise pour aborder la question de l'arrivée des migrants qu'elle attribue notamment au conflit syrien.

Athènes a prévu de transférer les nouveaux arrivants depuis les îles grecques vers des centres situés en Grèce continentale et d'accorder l'asile aux réfugiés syriens qui remplissent un certain nombre de critères. Athènes a également fermé un centre de rétention après un suicide présumé et relâché un certain nombre de migrants dans le centre de la capitale, s'attirant de vives critiques de tous les bords politiques.

"C'est une honte que le gouvernement soit aussi mal préparé, même sur des dossiers qui ne sont pas neufs", a notamment déclaré Stavros Theodorakis, chef de file du parti centriste gauche To-Potami.

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