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Attaque du Radisson au Mali : diffusion des portraits des deux suspects arrêtés


Ibrahim Boubacar Keïta s'adresse aux journalistes devant l'hôtel Radisson de Bamako, le 21 novembre 2015. (REUTERS/Joe Penney)

Ibrahim Boubacar Keïta s'adresse aux journalistes devant l'hôtel Radisson de Bamako, le 21 novembre 2015. (REUTERS/Joe Penney)

Les deux hommes appréhendés jeudi par les forces spéciales maliennes sont identifiés comme Adama Maïga et Seidou Diepkilé. Ils sont tous les deux Noirs, l'un semble de forte constitution, l'autre paraît plus fin.

Les portraits et noms des deux suspects arrêtés la veille, en relation avec à l'attaque meurtrière du 20 novembre contre un grand hôtel de Bamako, ont été diffusés vendredi dans la capitale malienne.

Ils sont tous les deux Noirs, l'un semble de forte constitution, l'autre paraît plus fin. Aucun détail supplémentaire n'a pu être obtenu sur leurs âges, activités et nationalités.

Sollicitée par l'AFP, une source au ministère malien de la Sécurité intérieure a affirmé qu'aucune communication officielle n'avait été faite à leur sujet à ce stade et n'a pas souhaité se prononcer sur leurs identités et leur rôle éventuel dans l'attaque.

Selon une source au sein des forces spéciales maliennes, le suspect identifié comme Seidou Diepkilé a été arrêté dans le quartier de Missabougou, au sud-est de Bamako, et celui identifié comme Adama Maïga dans le quartier de Sangarébougou, au nord-est de la capitale.

Leur arrestation ont été permises par "la coordination de différents services du renseignement malien et grâce à la collaboration de certaines bonnes volontés", a indiqué cette source.

De même source, "les auditions des deux suspects permettront d'apporter plus d'éclairage sur les motivations des auteurs de l'attentat terroriste et sordide" perpétré à l'hôtel Radisson Blu qui a fait 20 morts, dont 14 étrangers, sans compter deux assaillants.

L'attentat a été revendiqué dès le 20 novembre par le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, "avec la participation" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 22 novembre, un groupe jihadiste du centre du Mali, le Front de libération du Macina (FLM), a également revendiqué l'attentat, exécuté, selon lui, "avec la collaboration d'Ansar Dine", groupe jihadiste de l'ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, par un commando de cinq membres dont "trois sont sortis sains et saufs".

Le ministre malien de la Sécurité intérieure, le colonel Salif Traoré, a assuré jeudi lors d'une intervention devant les députés que les assaillants n'étaient que deux.

Avec AFP

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