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L'arrêt permettant à Kabila de proroger son mandat est une "imposture" selon l'opposition en RDC


Page d'accueil du site internet de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en République démocratique du Congo le 12 mai 2016.

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L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s'oppose à l'arrêt qui permettrait au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de rester à la tête du pays au-delà du terme de son mandat.

Le parti d'opposition historique en République démocratique du Congo a qualifié jeudi d'"imposture" l'arrêt de la Cour constitutionnelle autorisant le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a rester à la tête du pays au-delà du terme de son mandat en décembre.

"L'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle est une imposture, une modification de la Constitution dans ses dispositions verrouillées sur le nombre des mandats d'un président de la République", a déclaré à l'AFP Bruno Tshibala, porte-parole de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), la formation du vieil opposant Étienne Tshisekedi, en convalescence en Belgique.

La Cour constitutionnelle a rendu mercredi un arrêt autorisant le chef de l'État congolais à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l'élection présidentielle, à laquelle la Constitution lui interdit de se présenter, n'est pas organisée cette année.

M. Kabila a prêté serment pour un second mandat de cinq ans le 20 décembre 2011.

"Si la présidentielle ne se tient pas dans le délai constitutionnel, le 19 décembre M. Kabila doit quitter le pouvoir", a ajouté M. Tshibala, "nous ne permettrons pas à M. Kabila d'exercer indéfiniment le pouvoir par défi", a-t-il poursuivi, faisant allusion à la crise politique née des élections décriées de 2011.

Plusieurs dirigeants de la majorité réclament depuis quelques mois une "transition" de deux à quatre ans pour organiser de "bonnes élections", arguant d'obstacles logistiques et financiers à la tenue de la présidentielle dans les temps.

M. Kabila a annoncé en novembre la tenue d'un "dialogue national" en vue d'"élections apaisées" mais retardées. La majeure partie des représentants de l'opposition, qui ne cessent d'accuser depuis plus de deux ans M. Kabila de chercher à proroger son bail à la tête de l'Etat, refusent pour l'heure de participer à un tel forum.

Avec AFP

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