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Arrêt du trafic routier entre Bangui et Garoua-Boulaï à cause de l’insécurité


ARCHIVES - Des rebelles Seleka sur l'arrière d'un camoin pick-up traversant Bangui, Republique Centrafricaine, le 27 janvier 2014.

ARCHIVES - Des rebelles Seleka sur l'arrière d'un camoin pick-up traversant Bangui, Republique Centrafricaine, le 27 janvier 2014.

Il s’agit d’une décision des camionneurs centrafricains et camerounais qui protestent contre les exactions des groupes armés et l'insécurité.

Selon le syndicat des chauffeurs, la mesure est en vigueur depuis mercredi. "Depuis hier [mercredi], aucun camionneur n'est parti" de Bangui vers la frontière camerounaise, ni de Garoua-Boulaï vers Bangui, a affirmé un camionneur centrafricain, Job Modanga.

Gilbert Yazimongo de l'Union syndicale des transporteurs centrafricains a affirmé que protestent aussi contre la mauvaise manière du contingent onusien du Bangladesh de sécuriser les convois dans le nord-ouest du pays.

La route est la principale voie de communication entre Bangui et le port camerounais de Douala. Cette route qui passe par Garoua-Boulaï est essentielle pour les importations de la Centrafrique, pays enclavé.

Samedi, un conducteur camerounais a été tué, selon Job Modanga. Tout le long du corridor les hommes en armes continuent de tirer sur les conducteurs, a-t-il affirmé, dénonçant les pillages répétés des camions et de marchandises qui s’en suivent.

Le Bureau des Nations Unies de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a condamné l'attaque d'un convoi de vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM) samedi dans le nord-ouest de la Centrafrique.

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