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Arrestation de 57 migrants à la frontière terrestre de la Grèce avec la Turquie


Les migrants et les réfugiés qui campaient à Idomeni, traversent un champ à pieds pour atteindre la frontière gréco-macédonienne, près du village grec d’Evzoni, 12 mai 2016.

Les migrants et les réfugiés qui campaient à Idomeni, traversent un champ à pieds pour atteindre la frontière gréco-macédonienne, près du village grec d’Evzoni, 12 mai 2016.

Les migrants, dont 16 mineurs, ont été découverts entassés à l'arrière d'un camion conduit par un Grec de 49 ans, également arrêté, au cours d'un contrôle routier samedi près de Thessalonique, la métropole du nord de la Grèce, a précisé la police.

Cinquante-sept migrants entrés irrégulièrement en Grèce par la frontière terrestre avec la Turquie ont été arrêtés dans le nord, tandis que 47 réfugiés étaient recueillis au large de l'île de Chios, après 24h sans aucune arrivée en mer Egée, a annoncé dimanche la police grecque.

En route pour Athènes, les migrants interceptés, 53 Pakistanais, trois Indiens et un Afghan, étaient entrés en Grèce en passant le fleuve frontalier Evros. Ils ont dit à la police avoir payé 3.000 euros chacun pour leur passage.

La police avait déjà fait part mardi dernier de l'arrestation dans la région d'un Grec de 29 ans et de 12 Syriens qu'il emmenait à Athènes après leur arrivée par l'Evros.

Entre samedi et dimanche 04H00 GMT, aucune arrivée n'a en revanche été enregistrée sur les îles égéennes, première étape dans l'UE de l'exode notamment syrien en 2015 et début 2016, selon la police portuaire.

Mais peu après, un navire de Frontex a intercepté au large de l'île égéenne de Chios, proche des côtes turques, un canot pneumatique chargé de "47 réfugiés" et conduit par un homme de 35 ans "présumé passeur", qui a été arrêté, a annoncé dans l'après-midi la police portuaire.

Depuis une dizaine de jours, le nombre des arrivées sur les îles grecques varie d'une dizaine à une centaine par jours, des chiffres suivis à la loupe par les responsables grecs et européens, inquiets d'un éventuel recul de la Turquie sur son engagement à tarir les départs de ses côtes en échange d'un soutien politique et financier de l'UE.

Après la fermeture de la route des Balkans et l'accord conclu le 18 mars entre l'UE et Ankara, les arrivées sur les îles grecques ont chuté de 90% en avril (3.360 contre 26.971 en mars), a fait savoir l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Mais selon l'hebdomadaire grec Real News, qui cite un responsable syndical des gardes-frontières, un millier d'arrivants ont été interceptés en janvier-février après avoir traversé l'Evros, contre 116 pour les deux premiers mois de 2015.

Les autorités "arrêtent désormais deux à trois camions passeurs par semaine" et font retourner quotidiennement en Turquie une dizaine de groupes tentant le passage, a dit à Real News, Valantis Gialamas, responsable syndical des gardes-frontières d'Evros.

Il explique que les passeurs font régulièrement "des trous" dans la clôture érigée sur le tronçon frontalier d'une dizaine de kilomètres non délimité par le fleuve Evros.

Cette clôture avait été dressée en 2012 après que la frontière terrestre gréco-turque fut devenue une des principales portes d'entrée des migrants dans l'UE.

Avec AFP

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