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Armes à feu : la Maison Blanche dénonce la "lâcheté" du Sénat


Erica Smegielski, à droite, fille du principal de l'école de Sandy Hook Elementary School Dawn Hochsprung, essuie ses larmes après avoir écouté la conférence de presse sur le contrôle des armes au Capitol à Washington, D.C., le 20 juin 2016.

Erica Smegielski, à droite, fille du principal de l'école de Sandy Hook Elementary School Dawn Hochsprung, essuie ses larmes après avoir écouté la conférence de presse sur le contrôle des armes au Capitol à Washington, D.C., le 20 juin 2016.

La Maison Blanche a dénoncé mardi la "lâcheté" du Sénat américain au lendemain d'un rejet d'un durcissement des lois sur les armes à feu proposé par les démocrates après la mort de 49 personnes à Orlando.

"Ce à quoi nous avons assisté hier (lundi) soir au Sénat était un exercice honteux de lâcheté", a affirmé Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama, dans l'émission "Morning Joe" sur MSNBC. "Je ne vois pas quel autre terme utiliser", a-t-il ajouté.

Les deux propositions démocrates visaient, d'une part, à interdire aux personnes figurant sur les listes de surveillance terroriste d'acheter des armes à feu, et d'autre part à généraliser à toutes les ventes, notamment dans les salons spécialisés, les vérifications d'antécédents criminels et psychiatriques avant toute transaction.

"Il s'agissait de propositions de lois de bon sens", a martelé M. Earnest.

"Les lâches sont des gens qui parlent très fort avec l'espoir qu'on ne leur demande pas de réellement agir, de faire quelque chose de concret. Et c'est exactement ce que les républicains ont fait", a-t-il ajouté.

"Ils ne veulent rien faire car ils ont peur de la NRA" (National Rifle Association, le puissant lobby des armes, NDLR), a-t-il poursuivi. "C'est une honte".

Les démocrates se font peu d'illusions sur leurs chances d'adopter une réforme avant les élections présidentielle et législatives de début novembre. A ce stade, leur véritable objectif est de faire du débat sur les armes un véritable enjeu de la campagne.

A l'issue d'une rencontre jeudi à Orlando avec les familles de victimes de la fusillade, Barack Obama avait estimé que le débat sur les armes devait "changer" aux Etats-Unis. "Ceux qui défendent un accès facile aux fusils d'assaut devraient rencontrer ces familles", avait-il lancé, appelant les sénateurs à se montrer à la hauteur.

Avec AFP

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