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Arche de Zoé: condamnation définitive pour les escrocs à l'adoption depuis le Tchad


La Cour d'appel de Versailles, France

La Cour d'appel de Versailles, France

Le président de L'Arche de Zoé Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch avaient tenté en 2007 d'exfiltrer du Tchad vers la France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour,

Leur condamnation est devenue définitive mercredi après le rejet de leur pourvoi en cassation.

Ils ont été condamnés le 14 février 2014 par la cour d'appel de Paris à deux ans de prison avec sursis pour escroquerie, au préjudice de familles qui comptaient accueillir les enfants en France, et exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption.

Ils avaient formé un pourvoi en cassation, qui a été rejeté mercredi par la chambre criminelle de la haute juridiction, selon une décision consultée par l'AFP.

L'évacuation des enfants, affublés de faux pansements, avait été stoppée net le 25 octobre 2007 lorsque les bénévoles de l'association avaient été arrêtés en route vers l'aéroport d'Abéché, dans l'est du Tchad, où ils devaient les faire embarquer à bord d'un avion. Destination la France où les attendaient des familles d'accueil. Au Tchad, L'Arche de Zoé avait caché aux autorités, pour des raisons de sécurité selon Breteau, le but ultime de l'opération.

L'association voulait qu'une fois sur le sol français, les enfants se voient reconnaître le statut de réfugié.

A l'époque, plusieurs institutions internationales et organisations non gouvernementales avaient affirmé que la plupart des enfants venaient de villages de la région frontalière entre le Tchad et le Soudan, autour des localités tchadiennes d'Adré et de Tiné. Leur enquête avait aussi établi que la quasi-totalité des enfants avaient au moins un parent ou un adulte qu'ils considéraient comme tel.

Tout comme quatre autres bénévoles, Eric Breteau et Emilie Lelouch avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants. La peine avait été commuée en années de prison en France, avant que le président tchadien Idriss Deby ne prononce une grâce en leur faveur.

Avec AFP

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