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Aqmi aurait exécuté l'un des otages français au Mali


Philippe Verdon, l'otage français

Philippe Verdon, l'otage français

Dans un appel téléphonique à l'agence mauritanienne ANI, une personne se présentant comme un porte-parole d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a affirmé que la milice a exécuté l'otage français Philippe Verdon, détenu dans le nord du Mali depuis novembre 2011. "Nous poursuivons les vérifications", a précisé mercredi matin le porte-parole adjoint, Vincent Floreani.

Selon cette personne, dont les propos restent à confirmer, l’otage aurait été exécuté le 10 mars en représailles à l’intervention militaire française dans le nord du Mali, rapporte l'agence ANI.

Philippe Verdon a été enlevé dans la nuit du 23 au 24 novembre 2011 dans son hôtel à Hombori avec un autre français, Serge Lazarevic. Les deux hommes ont été présentés comme des géologues, mais pour Aqmi, M. Verdon était "un espion". Ils sont apparus vivant pour la dernière fois dans une vidéo diffusée en février 2012.

Quatorze autres otages français sont détenus en Afrique de l'Ouest, dont sept seraient aux mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). L'un des dirigeants d'Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, a juré de se venger après que la France eut lancé son offensive en janvier pour déloger le groupe et d'autres milices islamistes qui s’étaient emparé du nord du Mali.

De son côté, le père de l'otage, Jean-Pierre Verdon, a expliqué à l'AFP ne se faire "aucune illusion" sur le sort de son fils. "Nous sommes partis du principe qu'il était décédé. Il faut se faire une raison", a aussi affirmé Pascal Lupart, président du comité de soutien de l'otage. Agé de 53 ans, Philippe Verdon souffrait en partant au Mali d'un ulcère et de tachycardie. "Pour nous, il est possible que Philippe soit mort à cause de ses pathologies et qu'Aqmi s'en serve pour une mise en scène", a estimé M. Lupart.
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