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Après le suspense, l'euphorie s'empare des partisans de Trump


Les militants républicains sautent de joie en regardant les résultats de l’élection presidentielle, le 8 novembre 2016 à New York.

Les militants républicains sautent de joie en regardant les résultats de l’élection presidentielle, le 8 novembre 2016 à New York.

Euphoriques, les partisans de Donald Trump agitant pancartes et casquettes marquées de son slogan "rendre à l'Amérique sa grandeur" laissaient exploser leur joie mercredi à mesure que le candidat républicain se rapprochait de la Maison Blanche.

"On est vraiment surpris, on s'attendait à une course très serrée", se réjouissait Aliza Romanoff à la "fête de la victoire" organisée à New York pour l'équipe de campagne du milliardaire, ses partisans et des bénévoles venus de tous les Etats-Unis.

Elegante et posée, cette mère de deux enfants originaire de Long Island, non loin de New York, est venue avec ses parents et son époux au Grand Ballroom du Hilton Midtown, près de Central Park, en espérant y assister à la victoire du candidat républicain, que sa famille connaît depuis des années.

Après des début plus timides, la fête s'est enfiévrée à mesure que Donald Trump remportait des Etats. Animée par l'avalanche de résultats que certains n'attendaient pas aussi bons face à une Hillary Clinton donnée favorite, la foule grossissait. Elle commençait à s'impatienter peu avant 02H00 locales (07H00 GMT) lorsque seuls une poignée d'Etats restaient à décider, réclamant le résultat final aux cris de "Donnez-le, Donnez-le".

"C'est incroyable, je ne pensais pas que Trump allait vraiment réussir", confiait Glenn Ruti, employé du secteur des télécommunications, alors même qu'aucun vainqueur n'avait été déclaré. "Il va aller jusqu'au bout".

'Révolution des travailleurs'

Ohio, Caroline du Nord, Floride... A mesure que les écrans retransmettaient ses victoires, les cris de joies retentissaient, certains scandant "USA! USA!".

"Il va gagner et ma vie va changer pour toujours", criait un supporteur dans son téléphone sans avoir l'air d'y croire.

"On est aux anges", disait Jesse Singh, 46 ans, venu de Baltimore. "Une fois que ça sera confirmé, on va faire une fête comme on n'en a jamais vue", a-t-il juré avant de crier aussi "USA".

Certains participants reprenaient le slogan "drain the swamp" ("curer le marigot"), devenu leitmotiv de sa fin de campagne, témoin de sa volonté de secouer l'establishment à Washington.

Plusieurs étaient venus en famille, une femme tenant son nouveau-né en écharpe. Tous étaient d'accord sur un point: les Etats-Unis ont voté pour le changement et le changement semblait sur le point d'arriver.

Ils expliquent sa victoire en citant l'opposition de Donald Trump à la réforme de l'assurance-santé de Barack Obama, sa promesse de créer des emplois, de vaincre les jihadistes et de combattre la corruption, en plus d'années de difficultés économiques après la crise de 2008.

Si la foule était en grande majorité blanche, elle était plus diverse, avec des Américains d'origines asiatique, hispanique, que celles rassemblées lors des grands meetings de campagne du républicain.

Des couples aisés se mêlaient à des supporteurs plus modestes.

Donald Trump est-il raciste? Un mensonge des démocrates, assuraient ses partisans, qui dénonçaient aussi des médias ayant largement soutenu sa rivale et n'ayant pas su prévoir le séisme politique de la victoire qu'ils lui prédisaient.

"Les sondages se sont trompés", a souligné James Davis, pasteur noir américain de 46 ans venu de l'Etat-clé de l'Ohio pour assister à la soirée en costume et noeud papillon. "Je dirais que c'est d'abord à cause des stigmates attachés au fait d'être un supporteur de Trump et en conséquence il y a un énorme mouvement sous-terrain qui est arrivé de nulle part", analysait-il.

"C'est une révolution des travailleurs en Amérique", assurait John Fredericks, animateur de radio et président de la campagne de Donald Trump en Virginie.

"Les commentateurs ne le comprennent pas, les médias généralistes ne le comprennent pas. Ils ne parlent pas aux vrais électeurs", ajoute-t-il. "Ils parlent juste aux autres membres de l'élite."

Avec AFP

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