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"Nous n’avons nullement l’intention de faire d’autres conquêtes…mais Kinshasa doit négocier", déclare un responsable du groupe rebelle.

Le Mouvement du 23 mars (M23) continue de réclamer des pourparlers avec le gouvernement congolais, un jour après avoir pris le contrôle de la capitale du Nord-Kivu. A Goma, affirme un porte-parole du groupe rebelle, l’opération de ratissage a pris fin et les civils peuvent vaquer normalement à leurs occupations.

Le M23, dit Bertrand Bisimwa, préconise la participation de toutes les forces politiques du pays aux négociations que souhaite établir le groupe avec le gouvernement congolais.


De Kinshasa, le président congolais Joseph Kabila a lancé un appel "au peuple ainsi qu'à toutes les institutions" à se mobiliser pour "défendre notre souveraineté" contre l'agression dont la RDC se dit victime de la part du Rwanda. Cet appel laisse perplexes certaines figures de l’opposition, par exemple le leader de l’UNC (Union pour la Nation congolaise), Vital Kamerhe.


Le président Joseph Kabila s’est rendu à Kampala pour discuter de la crise avec le président ougandais Yoweri Museveni, selon le protocole congolais.

M. Kabila a dit vouloir "présenter ses preuves" contre les pays selon lui impliqués dans la crise au sommet de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) en cours à Kampala.
Le Président Joseph Kabila (archives)

Le Président Joseph Kabila (archives)


Pour Thierry Vircoulon, un expert de l’International Crisis Group, la RDC revit le scenario de 2004 quand un groupe rebelle avait pris la ville de Goma pour contraindre le pouvoir de Kinshasa à des concessions.



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