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Après la déroute de son armée, Bamako sous pression pour la reprise du dialogue


Mali Attack

Mali Attack

Après la défaite de ses forces face à des groupes armés touareg qui contrôlent au moins la ville du Nord, Kidal, le gouvernement malien est désormais sous pression internationale pour relancer le dialogue.

Après la défaite de ses forces face à des groupes armés touareg qui contrôlent au moins la ville du Nord, Kidal, le gouvernement malien est désormais sous pression internationale pour relancer le dialogue.

Les appels à l'ouverture de discussions se sont multipliés au lendemain de violents combats, le 17 mai à Kidal (nord-est), entre forces maliennes et groupes armés, qui ont pris le contrôle de cette ville mais aussi de Ménaka.

Une vingtaine de soldats maliens ont été tués et une trentaine blessés dans les combats, selon le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubeye Maiga.

Face à cette situation, le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, aussi président de l'Union Africaine s’est rendu aujourd’hui à Kidal, après son escale de jeudi à Bamako.

Le président Aziz a exhorté au dialogue pour résoudre la crise et tenté d'arracher un cessez-le-feu aux rebelles.

Selon une source diplomatique française citée par l’AFP, la France, a demandé un cessez-le-feu et la reprise des négociations.

Le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, artisan des accords de Ouagadougou, a également appelé les différentes parties à reprendre les discussions.

Les Nations unies ne sont pas en reste. Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a aussi appelé à "un cessez-le-feu" et au retour "à la situation antérieure".

"Nous avons toujours été ouverts au dialogue, à l'échange avec nos frères”, a déclaré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Les combats avaient éclaté le 17 mai à Kidal entre forces maliennes et groupes armés touareg, à l'occasion d'une visite du Premier ministre Moussa Mara.
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