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Angola : poursuite des manifestations contre la détention de 15 prisonniers "politiques"


Le rappeur enagagé angolais Luaty Beirao a mené une grève de faim de 36 jours pour protester contre sa détention à Luanda, octobre 2015.

Le rappeur enagagé angolais Luaty Beirao a mené une grève de faim de 36 jours pour protester contre sa détention à Luanda, octobre 2015.

Deux rappeurs engagés bien connus en Angola, Sigilo Suburbano et Avisto Botha, sont parmi les 18 jeunes activistes arrêtés samedi alors qu’ils manifestaient leur soutien aux 15 opposants du régime angolais incarcérés depuis 5 mois dans la capitale angolaise.

Deux rappeurs engagés bien connus en Angola, Sigilo Suburbano et Avisto Botha, sont parmi les 18 jeunes activistes arrêtés samedi alors qu’ils manifestaient leur soutien aux 15 opposants du régime angolais incarcérés depuis 5 mois dans la capitale angolaise.

Me David Mendes, l’avocat de 18 jeunes, indique que deux rappeurs engagés bien connus en Angola, Sigilo Suburbano et Avisto Botha, sont parmi les personnes mises aux arrêts samedi.

Selon lui, le procureur général de la province de Benguela les accuse d'avoir troublé l'ordre public.

L’avocat se plaint de n’avoir pas pu rencontrer ses clients.

Ils "pas le droit de recevoir de visites, ni de leur famille, ni de leurs avocats", explique Me Mendes.

Selon M. Mendes, les 18 jeunes hommes devraient être maintenus en détention au moins jusqu'à leur procès qui pourrait se dérouler jeudi ou vendredi.

Sollicitée, la police a refusé de commenter ces arrestations.

Un autre rappeur engagé Luaty Beirao qui a mené une grève de la faim de 36 jours pour protester contre sa détention, est parmi les 15 personnes incarcérées en juin.

Les détenus de Luanda sont accusés de rébellion et de tentative de destitution du président José Eduardo Dos Santos, au pouvoir depuis 1979.

Les manifestants, dont la plupart appartiennent au Mouvement révolutionnaire de l'Angola, considèrent les détenus de Luanda comme des prisonniers de conscience ou politiques. Le Mouvement révolutionnaire de l'Angola demande le départ du Président depuis 2011, mais également plus de justice et de liberté d'expression.

Avec AFP

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