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Les indépendantistes de Cabinda affirment avoir abattu 30 soldats en mars en Angola


Les combattants indépendantistes du Cabinda

Les combattants indépendantistes du Cabinda

Les autorités ont refusé de commenter un communiqué des indépendantistes de l'enclave angolaise de Cabinda faisant état d’au moins 30 soldats abattus dans des embuscades au cours du mois de mars.

Le Front de Libération de l'Etat de Cabinda - Forces armées Cabindaises affirme, dans le communiqué, qu’une première attaque le 13 mars a fait "plusieurs blessés graves (...) et plus de dix morts" parmi les soldats de l'armée angolaise. Une deuxième embuscade, le 16 mars, aurait fait 20 morts dans la ville de Buco-Zau.

Le FLEC appelle "les ressortissants occidentaux vivant sur le sol cabindais à quitter provisoirement le territoire (...) Nous sommes dans un état de guerre et nous subissons une invasion militaire massive de l'Angola", assure le communiqué, signé par le porte-parole du FLEC Jean-Claude Nzita Tiago.

"Le chef d'état-major (angolais) s'est rendu en mars à Cabinda et le ministre de la Défense y était du 18 au 20 février", a indiqué à l'AFP une source militaire de haut rang sous couvert de l'anonymat: "Tout cela indique que la situation de Cabinda est préoccupante".

Ni cette source, ni les sources officielles sollicitées par l'AFP n'ont cependant voulu confirmer ou démentir l'information sur la mort d'une trentaine de militaires.

Alexandre Kuanga, militant de la société civile à Cabinda, a confirmé que Luanda avait fortement renforcé la présence militaire dans la région. "La situation est normale dans la capitale de la province, les troubles ont lieu dans la brousse (...) mais la population a peur d'aller aux champs pour cultiver", a-t-il expliqué.

L'enclave de Cabinda, très riche en pétrole, est minée par des revendications séparatistes depuis son intégration par l'Angola au moment de l'indépendance en 1975. La majorité de ses 400.000 habitants vivent dans la pauvreté, et des associations y ont régulièrement dénoncé des cas de torture et de violation des droits de l'Homme ces dernières années.

Malgré un accord de paix signé en 2006 avec l'une des branches du FLEC, les séparatistes n'ont jamais renoncé à la lutte. Leur dernier coup d'éclat visible sur la scène internationale remonte au 8 janvier 2010, avec le mitraillage d'un bus de l'équipe de football du Togo, lors de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN). L'incident avait fait deux morts.

Avec AFP

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