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2016 : année de "multiples défis" en RDC, selon Kabila


Le président de la RDC, Joseph Kabila

Le président de la RDC, Joseph Kabila

2016 s'annonce comme une année de "multiples défis" en République démocratique du Congo où règne l'incertitude sur l'organisation de la présidentielle censée se tenir en novembre, a déclaré jeudi le président Joseph Kabila.

"L'année 2016 sera une année de multiples défis", a déclaré le président congolais dans un message télévisé adressé à l'occasion du Nouvel an.

"Au plan politique, il nous faudra relever le défi de la consolidation de la paix. La responsabilité de la classe politique et sociale du pays est ici engagée", a-t-il ajouté dans cette allocution diffusée à la télévision publique.

La RDC traverse une période d'incertitude. M. Kabila au pouvoir depuis 2001, doit aux termes de la Constitution abandonner son poste sans possibilité d'être réélu en décembre 2016.

Mais le processus électoral s'enlise et l'opposition accuse le chef de l'État de manoeuvrer pour se maintenir à son poste.

Dans son message, M. Kabila a de nouveau plaidé pour la tenue d'un "dialogue national", convoqué fin novembre, en vue "d'élections apaisées", perçu par ses détracteurs comme "un piège" tandis que ses partisans réclament un délai de deux à quatre ans pour organiser des élections "crédibles".

"Un consensus [doit] être trouvé sur des questions qui posent problème en vue de jeter des nouvelles bases des scrutins prévus par le calendrier électoral global du 12 février 2015 et dont aucun n'a été réalisé à ce jour", a souhaité M. Kabila.

En septembre, ce calendrier a été invalidé par une décision de la Cour constitutionnelle et aucune date n'est fixée pour la présidentielle devant permettre d'élire le successeur du président.

Le 19 décembre, un groupe d'opposants et d'acteurs de la société civile avait exigé la publication d'un nouveau calendrier électoral "consensuel".

Au cours de l'année 2016, "je continuerai à oeuvrer sans relâche à la promotion d'un processus électoral crédible et apaisé (...) en vertu des prérogatives qui me sont reconnues par la Constitution et les lois de la République", a ajouté M. Kabila à ses compatriotes.

"Inquiets" de l'impasse dans lequel est plongé le processus électoral, les évêques catholiques ont initié mardi et mercredi des consultations auprès des différentes composantes de la société congolaise: Majorité, Opposition, Société civile et même M. Kabila afin de désamorcer la crise dans lequel le pays est plongé depuis plusieurs mois.

Avec AFP

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