Liens d'accessibilité

L'accusation affirme que les putschistes présumés étaient en possession d'armes en Angola


José Eduardo dos Santos, Président de l'Angola et du MPLA, Luanda, 17 août 2016

Les personnes poursuivis pour une tentative de coup d'Etat en janvier ont été interpellés en possession d'armes à feu à proximité du palais présidentiel, selon l'acte d'accusation lu vendredi par le juge à l'ouverture de leur procès à Luanda.

Les accusés ont été "arrêtés le 30 janvier vers 21h et le 31 janvier au petit matin", a révélé le juge Joao Carlos Eduardo Augustinho.

Ils se trouvaient alors "à 150 mètres du palais présidentiel, et à 50 mètres de la Télévision publique angolaise et de la Radio nationale angolaise", a-t-il précisé.

Au moment de leur arrestation, ils étaient en possession de "8 armes à feu, 26 armes blanches", de machettes, baïonnettes et tenues militaires, a poursuivi le magistrat.

Les armes ont été présentées vendredi au tribunal où ont comparu 35 personnes, vêtues d'un uniforme marron clair de prisonnier. Les deux autres sont actuellement recherchés par la police.

Les accusés, âgés de 31 à 60 ans, "avaient l'intention d'envahir" les locaux de la télévision et de la radio d'Etat "après avoir arrêté le chef de l'Etat au palais présidentiel", selon l'acte d'accusation.

Ils voulaient annoncer "au monde et aux Angolais que le président de la République (José Eduardo dos Santos) avait été tué et que le pouvoir était désormais entre leurs mains".

Les putschistes présumés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d'assassinat contre le président de la République et détention d'armes à feu.

Ils sont présentés par le parquet comme des membres de l'ex-branche armée du principal parti d'opposition, l'ancienne rébellion de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita).

La défense a nié vendredi toutes ces accusations. Selon un de ses avocats, Sebastiao Assurreira, les armes ont été saisies dans la maison de l'un des accusés et devaient être utilisées pour la création d'une entreprise privée de sécurité.

L'Unita a elle aussi catégoriquement nié être impliquée dans cette affaire.

Le procès doit se poursuivre lundi.

Cette tentative de putsch contre le président dos Santos, au pouvoir depuis 1979, n'a été révélée que la semaine dernière, à la surprise générale, par les médias d'Etat.

Le chef de l'Etat a annoncé en mars son intention de se retirer de la vie politique en 2018, soit un an après les prochaines élections générales.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG