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Angola : échauffourées au début du procès d’un journaliste poursuivi pour dénonciation calomnieuse


Statue d'Agostinho Neto à la place du 1e mai à Luanda

Statue d'Agostinho Neto à la place du 1e mai à Luanda

Des échauffourées entre la police et jeunes opposants au régime angolais ont eu lieu mardi à Luanda après l’ouverture du procès à huis clos contre un journaliste poursuivi par sept généraux pour "dénonciation calomnieuse".

Le journaliste, Rafael Marques, est aussi militant anti-corruption. Il a été inculpé après avoir dénoncé des crimes contre l’humanité dans le livre "Les Diamants du Sang: Torture et Corruption en Angola" publié en 2011 au Portugal.

Dans le livre, M. Marques pointe du doigt les généraux de la région minière des Lundas, dans le nord-est de l'Angola, qui, selon lui, ont cautionné les crimes dénoncés.

Mardi, des affrontements ont éclaté après que le juge a confirmé les huis clos et fait sortir un groupe de jeunes.

Le juge Adriano Cerveira a précisé devant une salle d'audience bondée que la loi requiert un huis clos pour les affaires de diffamation, calomnie et injures.

La police a arrêté certains d’entre ces jeunes qui ont manifesté, brandissant des pancartes et scandant des slogans pour exiger la libération de Rafael et à l’emprisonnement des généraux.

Un proche collaborateur du président José Eduardo dos Santos, le ministre d'Etat et chef de la Maison militaire, le général Manuel Helder Vieira Dias Junior compte parmi les sept généraux qui ont porté plainte contre le journaliste.

La défense estime que Marques n’a fait que son travail en dénonçant les violations des droits de l'homme, tortures et meurtres.

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