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Angola : 18 opposants condamnés pour un tractage remis en liberté


Manifestation de soutien de militants en Angola, novembre (Facebook - Rui Sérgio Afonso)

Manifestation de soutien de militants en Angola, novembre (Facebook - Rui Sérgio Afonso)

Dix-huit jeunes opposants angolais condamnés le 6 novembre à deux mois de prison pour avoir distribué des tracts anti-gouvernementaux ont été remis en liberté après avoir payé une amende, a annoncé samedi leur avocat.

Les militants, parmi lesquels figurent Sigilo Suburbano et Avisto Botha, deux rappeurs engagés et connus en Angola, ont été libérés vendredi soir après avoir payé chacun une amende d'un montant de 400 dollars, a précisé l'avocat, David Mendes.

Les opposants avaient été arrêtés le 31 octobre à Lobito alors qu'ils s'étaient rassemblés pour protester contre la détention de 15 opposants à Luanda, accusés de rébellion et tentative de destitution du Président et incarcérés depuis juin.

Ils avaient été condamnés une semaine plus tard pour avoir illégalement distribué des tracts anti-gouvernementaux sur la voie publique. Ils avaient cependant été acquittés de l'accusation de désobéissance civile, la cour estimant que leur rassemblement était légal.

Ces manifestants, dont la plupart appartiennent au Mouvement révolutionnaire de l'Angola, demandent depuis quatre ans le départ du président Jose Eduardo Dos Santos, âgé de 73 ans et au pouvoir depuis 1979, mais également plus de justice et de liberté d'expression.

L'Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique, subit de plein fouet la crise pétrolière qui aggrave encore les conditions de vie de la population. Plus d'un tiers (36,6%) des Angolais vivent sous le seuil de pauvreté, selon le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Avec AFP

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