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La Premier League, le blockbuster de l'été


Le champion 2016, Leicester City contre Manchester United lors d'un match à Old Trafford, 5 janvier, 2016.

Le champion 2016, Leicester City contre Manchester United lors d'un match à Old Trafford, 5 janvier, 2016.

Le budget de la superproduction anglaise ? C'est Hollywood : 2,3 milliards d'euros, le montant annuel des droits TV à se partager en Premier League, le plus puissant championnat du monde.

Aucun temps-mort. Après un feuilleton des transferts financé à coups de millions, la Premier League reprend ce week-end avec une affiche frisson, Arsenal-Liverpool, et un casting hallucinant sur les bancs, entre José Mourinho, Pep Guardiola et Antonio Conte. Moteur, Action !

Il faudra attendre pour voir l'acteur vedette Paul Pogba, plus gros transfert de l'histoire (105 M EUR + 5 de bonus), crever l'écran avec Manchester United. Celui qu'on surnomme "La Pioche" doit purger une suspension infligée en Italie du temps de la Juventus. Pas grave, Zlatan Ibrahimovic, autre recrue des Red Devils, sera là pour faire le show, de toute façon.

Le budget de la superproduction anglaise ? C'est Hollywood: 2,3 milliards d'euros, le montant annuel des droits TV à se partager en Premier League, le plus puissant championnat du monde.

Questions pour un champion

"Il est plus facile pour les extraterrestres de venir à Piccadilly Circus": voilà comment Claudio Ranieri, entraîneur de Leicester, répond quand on lui demande s'il est possible de garder son titre surprise de champion.

Ses "Foxes" bénéficient en août de peu de répit. Leur déplacement samedi chez le promu Hull est en effet encadré par un Community Shield raté contre Manchester United (2-1) et la réception d'Arsenal samedi prochain.

Leicester risque de se retrouver rapidement sous pression. L'été de Ranieri s'est pourtant merveilleusement bien passé puisqu'il a réussi pour l'instant à conserver tous ses cadres, dont les stars Jamie Vardy et Riyad Mahrez. Tout en parvenant à se renforcer en vue de la Ligue des champions avec notamment l'ailier nigérian Ahmed Musa et le milieu français Nampalys Mendy, que l'Italien espère être un clone de N'Golo Kanté, parti à Chelsea.

Manchester au centre de la carte

Au nord, l'excitation est à son comble. José Mourinho va-t-il enfin combler le vide laissé à Manchester United depuis le départ de Sir Alex Ferguson ? En obtenant très rapidement les arrivées du défenseur Eric Bailly, du meneur Henrikh Mkhitaryan puis des superstars Zlatan Ibrahimovic (gratuit car libre) et de Paul Pogba (le joueur le plus cher du monde, donc), le Portugais a une force de frappe terrible sur le papier.

Si le "Special One" arrive à faire cohabiter tout ce beau monde - il y a déjà Wayne Rooney dans l'effectif - le coach hors norme ne devrait pas être très loin de son 9e titre national et de sa 4e Premier League. Débuts à priori tranquille sur la pelouse de Bournemouth.

A City, l'autre club de la ville, on attend aussi beaucoup des grands débuts anglais de Pep Guardiola, l'ex-maître à penser du Barça, ex-ennemi juré de "Mou". L'ailier Nolito et le défenseur John Stones, le plus cher à son poste pour un transfert estimé à plus de 55 millions d'euros, sont venus renforcer l'effectif où trône toujours Sergio "Kun" Agüero. Entame également calme contre Sunderland. United contre City ? Premier volet de la saga sur vos écrans le 10 septembre.

Londres en fusion

Arsenal, Tottenham, West Ham, Chelsea: Londres a aussi des arguments à faire valoir.

Les Gunners d'Arsenal, 2e au printemps, seront tout de suite dans le bain, bouillant. Avant de se rendre chez les Foxes, les coéquipiers d'Olivier Giroud, renforcés par le milieu suisse Granit Xhaka, en attendant le défenseur international allemand Shkodran Mustafi, tombent ainsi sur Liverpool.

Si Jürgen Klopp, qui commence pour la première fois une saison avec les Reds, négocie bien le redémarrage, son équipe peut espérer jouer durablement les trouble-fêtes.

Les Spurs de Tottenham, guidés par Mauricio Pochettino, ont gardé la même ossature et doivent reprendre à Everton en oubliant les conditions dans lesquelles ils ont perdu leurs derniers espoirs en mai.

Antonio Conte, nouveau stratège de Chelsea, commence lui par deux derbies: West Ham (où Dimitri Payet pourrait être un peu juste physiquement) lundi puis Watford samedi prochain. L'ancien sélectionneur italien a mis la main sur Kanté, la super-sentinelle des Bleus, et sur le Belge Michy Batshuayi, qui rêve d'un destin à la Didier Drogba, passé lui aussi de l'OM aux Bleus il y a quelques années. Batshuayi, Eden Hazard, Diego Costa: du beau monde en attaque. Emulation ou concurrence ? Motivation ou piège ?

Puel et les conseils de Wenger

Les joueurs français ont fait vibrer le mercato. Les techniciens aussi, comme Claude Puel débarqué à Southampton en provenance de Nice. "J'ai parlé avec Arsène Wenger, deux ou trois semaines avant de signer à Southampton. Il m'a dit que la Premier League était fantastique, le meilleur championnat du monde, et que c'était une opportunité pour moi, un bon défi". Ca commence par l'accueil de Watford. Attention à ne pas finir comme Rémi Garde, dévoré par Aston Villa entre novembre 2015 et mars 2016.

Le programme (heures GMT):

Samedi 13 août:

(11h30) Hull - Leicester

(14h00) Burnley - Swansea

Crystal Palace - West Bromwich Albion

Everton - Tottenham

Middlesbrough - Stoke

Southampton - Watford

(16h30) Manchester City - Sunderland

Dimanche 14 août:

(12h30) Bournemouth - Manchester United

(15h00) Arsenal - Liverpool

Lundi 15 août:

(19h00) Chelsea - West Ham


Avec AFP

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