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Crise syrienne : pourquoi dialoguer avec Assad?


Le président syrien Bachar Al-Assad

Le président syrien Bachar Al-Assad

Washington appelle au dialogue avec le président syrien Bachar al-Assad pour une transition politique. Un geste qui suscite des réactions de tous les bords.

La récente prise de position du chef de la diplomatie américaine encourageant un accord avec le président syrien Bachar al-Assad pour une transition politique suscite de réactions en sens divers. La position américaine semble une volteface alors que la crise syrienne entre dans sa 5e année et que les Etats-Unis soutiennent les rebelles syriens.

Walid Phares, chercheur principal à la Fondation pour la Défense des démocraties et professeur à la National Defense University à Washington, estime que tout le processus en Syrie depuis les négociations de Genève, laissait déjà entrevoir qu’Assad aurait un rôle à jouer, menant à la transition. Cela, même si au début de la crise l’administration d’Obama exigeait la démission du président syrien.

M. Phares croit aussi que malgré les craintes de la déception que l’appel de l’administration d’Obama à un dialogue avec Assad pourrait causer dans le chef de l’opposition syrienne, toutes les parties ont fini par bien accueillir l’ouverture. Pour lui, l’opposition a compris la nécessité de négocier pour la sortie en douceur d’Assad enfin qu’il y ait une cessation des hostilités en vue de la transition. L’opposition syrienne, surtout modérée, perçoit cela plutôt comme un retrait.

Le chercheur est aussi d’avis que l’administration d’Obama a dû changer de cap car l’Iran aurait exigé dans les négociations en cours avec Washington qu’Assad soit épargné d’un assassinat mais qu’il soit, au contraire, inclus dans une solution politique. Et que Washington aurait donné à l’Iran des garanties que le président syrien ne serait pas abattu d’un point de vue miliaire et jouera un rôle dans la solution politique.

La solution semble satisfaire tout le monde même si la situation sur le terrain reste compliqué pour tous avec l’implication du groupe Etat Islamique.

John Kerry n'a pas précisé, dans sa prise de position, ce que les termes d'un accord potentiel avec le président syrien pourraient inclure.

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