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Amnesty: l'ONU ne doit pas reporter d'un an le procès de Kenyatta


Uhuru Kenyatta doit répondre devant la Cour pénale internationale d'accusations de crimes contre l'humanité

Uhuru Kenyatta doit répondre devant la Cour pénale internationale d'accusations de crimes contre l'humanité

Nouvel avertissement d’Amnesty International (AI): le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) ne doit pas céder aux pressions politiques et accepter de reporter d’un an le procès de président kenyan devant la Cour pénale international (CPI).

Un vote sur la question est prévu vendredi à l’ONU, le Rwanda, qui est membre du Conseil de sécurité à titre intérimaire, ayant fait circuler récemment un projet de résolution sur un report.

« Les victimes des violences post-électorales au Kenya ont attendu assez longtemps pour la justice », a déclaré Tawanda Hondora, haut responsable d'Amnesty International. « Ce serait une honte si les membres du Conseil de sécurité donnent priorité aux intérêts personnels des dirigeants politiques par rapport à ceux des victimes de crimes contre l'Humanité ».

« Le report du procès constituerait un précédent dangereux pour la justice internationale - ouvrant la voie au déraillement d’autres procès à l’avenir, pour des motifs politiques », poursuit Amnesty dans un communiqué.

Uhuru Kenyatta et son vice-président, William Ruto, élus en 2012, se voient reprocher par la CPI leur implication dans les violences postélectorales de 2008, qui avaient fait un millier de morts. L'Union africaine (UA) fait pression pour que le procès contre M. Kenyatta soit suspendu tant qu'il reste à la tête de son pays, en vertu de l'article 16 du traité de Rome, fondateur de la CPI. Cet article permet au Conseil de sécurité d'ajourner des poursuites pour un an renouvelable.
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