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Amnesty International interpelle la Gambie


Selon Amnesty, les organismes gambiens d'application de la loi, dont la National Intelligence Agency (NIA) et la garde présidentielle, ont arrêté au moins 30 personnes depuis début 7janvier.

Les autorités gambiennes doivent soit inculper, soit libérer les membres des familles de personnes soupçonnées de complicité dans la tentative présumée de coup d'Etat en décembre 2014. Tel est l’appel lancé mardi par l’ONG de défense des droits humains Amnesty international (AI), qui demande également au gouvernement gambien de leur accorder un accès immédiat à un avocat.

Amnesty International affirment disposer d’informations montrant que les organismes gambiens d'application de la loi, dont la National Intelligence Agency (NIA) et la garde présidentielle, ont arrêté au moins 30 personnes, dont un garçon de 16 ans, depuis le début de janvier. Ces suspects n’ont pas été inculpés. Les forces de sécurité ont menacé d'arrêter toute personne réclamant la libération des personnes arbitrairement détenues, ou exigeant de savoir où elles sont incarcérées, ajoute Amnesty.

« L'arrestation et la détention prolongée des membres des familles des putschistes présumés, qui n’ont pas eu la possibilité de contester leur détention, viole les protections juridiques fondamentales prévues par la Constitution du pays, ainsi que le droit régional et les droits humains internationaux, » a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique occidentale et centrale, qui est cité dans un communiqué de l’ONG.

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