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Amnistie internationale dénonce les violations des droits humains, mais note quelques avancées


Amnistie internationale dénonce les violations des droits humains, mais note quelques avancées

Amnistie internationale dénonce les violations des droits humains, mais note quelques avancées

Le thème central du rapport 2010 de cette ONG porte sur la lutte contre l’impunité, la justice et l’obligation de rendre compte. Il fait d’abord le point sur les progrès enregistrés au plan international.

L’ONG Amnistie internationale a publié, jeudi, à Dakar son rapport annuel sur l’état des droits humains dans le monde. Le thème central de ce document porte sur la lutte contre l’impunité, la justice et l’obligation de rendre compte. Il fait d’abord le point sur les progrès enregistrés au plan international.

Dans de nombreux pays, dit Seydi Gassama, directeur d’Amnistie Sénégal, les juridictions ont contraint d’anciens chefs d’Etat, d’anciens responsables gouvernementaux ou responsables de groupes d’opposition armée à rendre des comptes. La Cour pénale internationale ou d’autres juridictions ad hoc en ont fait de même. C’est notamment le cas au Pérou, au Cambodge, en République démocratique du Congo, en Ouganda et en République centrafricaine.

Seydi Gassama déplore au passage le fait que pour le cas précis du Soudan, l’Union africaine a décidé de se solidariser avec le président Omar El Béchir et de refuser de coopérer en vue de l’exécution du mandat d’arrêt lancé contre le chef de l’Etat soudanais.

Le rapport d’Amnistie internationale ne manque pas de critiquer les grandes puissances, y compris les Etats-Unis d’Amérique et certains de leurs alliés qui, dit Seydi Gassama, « font tout au Conseil de sécurité de l’ONU pour empêcher une condamnation d’Israël pour ses actions dans les territoires palestiniens. »

En ce qui concerne l’Afrique, Amnistie Internationale constate que les violations des droits humains aggravent la pauvreté, et dénonce l’impact dévastateur de l’extraction sauvage des matières premières, principale richesse du continent, sur les droits humains.

Hasard de calendrier, le jour où Amnesty décrie l’impunité, le président Omar el-Béchir prête serment pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Soudan. Il est inculpé par Cour Pénale Internationale pour des crimes au Darfour mais les pays de l’Union Africaine ont décidé de ne pas coopérer avec la CPI.

Amnesty et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) ont mis en pratique ce qu’elles préconisent contre l’impunité. Elles ont tenu, mercredi, à Dakar une réunion avec des gendarmes de la sous-région.

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