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Amnesty exige la libération de Gérard Kuissu de Tribunal Article 53 au Cameroun


(VOA)

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« L'arrestation et le transfert de Gérard Kuissu sont extrêmement préoccupants », a déclaré Stephen Cockburn d'Amnesty International.

Amnesty international réclame la remise en liberté dans les plus brefs délais de Gérard Kuissu, coordinateur national de l’organisation Tribunal Article 53. Le militant en faveur des droits humains et journaliste en ligne a été interpellé à Douala, avec trois autres activistes du Tribunal Article 53, après avoir rencontré samedi soir une délégation d’Amnesty international en visite au Cameroun.

Gérard Kuissi s’était rendu dans le nord du Cameroun, région où la milice djihadiste de Boko Haram mène des raids transfrontaliers, pour enquêter, explique Stephen Cockburn de la section Afrique à Amnesty International. Selon les média camerounais, la gendarmerie cherche en effet savoir pourquoi il est allé au Nord, ce qu’il y a fait et qui il y a rencontré.

Pour Amnesty, le gouvernement camerounais n’a pas à entraver le travail d’activistes et de journalistes. L’ONG rappelle que Gérard Kuissu avait déjà été arrêté - puis libéré sans inculpation - en décembre 2014 pendant une cérémonie de remise de prix organisée par le Tribunal Article 53 pour célébrer le rôle du journalisme dans la lutte contre l'impunité.

« L'arrestation et le transfert de Gérard Kuissu sont extrêmement préoccupants », a déclaré M. Cockburn, en se félicitant de ce que les autorités camerounaises aient enfin laissé l'activiste entrer en contact avec son avocat. Il faut qu'il soit traité humainement et que son droit à une procédure régulière soit respecté, a poursuivi M. Cockburn, et s'il n'existe pas de preuves suffisantes pour l'inculper d'une infraction reconnue par la loi, il doit être immédiatement libéré.

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