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Amnesty dénonce le recours à la force excessive au Burkina Faso


Manifestation à Ouagadougou vendredi 31 octobre 2014 (AP)

Manifestation à Ouagadougou vendredi 31 octobre 2014 (AP)

« Les autorités de transition doivent de toute urgence prendre des mesures pour contrôler les forces de sécurité », a déclaré Gaëtan Mootoo, spécialiste de l'Afrique de l'Ouest à Amnesty.

Les autorités burkinabè doivent contrôler les forces de sécurité qui ont recours à la force pour réprimer des manifestations pacifiques contre le gouvernement, affirme Amnesty International (AI).

L’ONG de défense des droits humains a dit réagir aux informations selon lesquelles au moins 3 personnes ont été tuées lors des manifestations anti-gouvernementales ces dernières 48 heures, et des dizaines de manifestants blessés par des tirs.

« Le recours excessif à la force contre des manifestants pacifiques est inacceptable et les autorités de transition doivent de toute urgence prendre des mesures pour contrôler les forces de sécurité », a déclaré Gaëtan Mootoo, spécialiste de l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International, qui est cité dans un communiqué. Amnesty fait valoir que le droit international est très précis en la matière, et l’ONG appelle les autorités burkinabè à dire « clairement et publiquement que le recours excessif à la force ne saurait être toléré ».

Des manifestants pacifiques ne sauraient être arrêtés ou poursuivis pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et d'association, tels que garantis par la Constitution et les traités ratifiés par le Burkina Faso, a rappelé l’ONG de défense des droits humains.

Ouagadougou et d'autres villes du Burkina ont été le théâtre jeudi et vendredi de violentes manifestations contre une tentative de modification de la Constitution de la part de l’ex-président Blaise Compaoré, qui a dirigé le Burkina Faso pendant 27 ans.

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