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Amnesty dénonce des « mensonges » dans des démolitions d'habitations en RDC


Pour appuyer ses dires, Amnesty International présente des images satellite et d’autres éléments de preuve.

Dans un nouveau rapport publié lundi, l’ONG Amnesty International affirme que l’Entreprise Général Malta Forrest (EGMF), filiale du Groupe Forrest International, a permis en 2009 la démolition au bulldozer de centaines d’habitations en République démocratique du Congo (RDC) et a privé les victimes de justice.

Pendant des années, la société a menti sur son rôle dans ces destructions, ajoute l’ONG dans ce rapport intitulé « Après les bulldozers – Comment une compagnie minière a étouffé la vérité sur des expulsions forcées en République démocratique du Congo ».

Pour appuyer ses dires, Amnesty International présente des images satellite et d’autres éléments de preuve, a déclaré Delly Mawazo, chercheur sur la RDC à Amnesty International. Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), M. Mawazo a précisé que cinq ans après les faits, les habitants de Kawama n’ont toujours pas été indemnisés. L’EGMF a vendu ses parts de la concession minière en 2012 et l’entreprise qui exploite aujourd’hui la concession appartient à l’État.

Selon l’Associated Presse (AP), le ministre congolais de l’Information, Lambert Mende, s’est dit surpris par le rapport d’Amnesty, Il aurait rappelé que ce n’est pas au gouvernement congolais de résoudre les désaccords entre des sociétés privées et des particuliers. « Amnesty International ne peut pas être plus royaliste que le roi », a dit M. Mende, toujours cite par l’AP. L’ONG « devrait laisser la justice faire son travail », a-t-il ajouté.

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