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Amnesty International appelle Obiang Guema à plus de transparence dans son offre d'amnistie


Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a offert l'amnistie à ses opposants, dans le cadre du dialogue national prévu en novembre (Reuters)

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a offert l'amnistie à ses opposants, dans le cadre du dialogue national prévu en novembre (Reuters)

Parmi les violations des droits humains recensées en Guinée équatoriale par Amnesty: la torture, les arrestations arbitraires et le recours à des tribunaux militaires pour juger des civils.

Le gouvernement de la Guinée équatoriale devrait révéler les noms et les raisons de l'arrestation de tous les prisonniers qui vont bénéficier de l'amnistie annoncée récemment pour les opposants condamnés pour des délits politiques, a déclaré Amnesty International.

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a signé mercredi un décret accordant l’amnistie à toutes les personnes condamnées, ou poursuivies en justice, pour délits politiques. Cependant, il ne définit pas clairement ces « crimes politiques », ni ne précise combien de personnes vont bénéficier de l'amnistie, souligne l’ONG de défense des droits humains, qui appelle le chef de l’Etat à plus de « transparence ».

« Le gouvernement doit veiller à ce que ces prisonniers soient libérés immédiatement et que leurs familles ... soient tenues informées de tous les développements », a estimé Stephen Cockburn, directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique centrale et occidentale.

Cette amnistie, selon le gouvernement équato-guinéen, entre dans le cadre du dialogue prévu en novembre sur le processus de réconciliation nationale.

Parmi les violations des droits humains recensées en Guinée équatoriale par Amnesty International : la torture, les arrestations arbitraires d'opposants politiques et le recours à des tribunaux militaires pour juger des civils. L’ONG invite également le gouvernement Obiang à profiter de l’occasion pour élargir le dialogue national sur les droits humains.

Au pouvoir depuis 35 ans, Obiang Nguema Mbasogo avait appelé fin août toutes les composantes politiques du pays, y compris l'opposition en exil, à participer à un dialogue national.

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