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L’Américain Bob Dudley à la tête de BP : une offensive de charme en direction des Etats-Unis


Membre du conseil d’administration de BP, Bob Dudley, qui est actuellement chargé de la gestion de la marée noire, remplacera, en octobre prochain, le Britannique Tony Hayward. Ce dernier très critiqué pour sa gestion de la crise écologique du golfe du Mexique.

Le géant pétrolier BP a confirmé, aujourd’hui, la nomination de l’Américain Bob Dudley comme son nouveau directeur général. La compagnie a fait état de pertes record au trimestre passé en rapport avec la marée noire dans le golfe du Mexique.

Membre du conseil d’administration de BP, Bob Dudley, qui est actuellement chargé de la gestion de la marée noire, remplacera, en octobre prochain, le Britannique Tony Hayward. Ce dernier très critiqué pour sa gestion de la crise écologique du golfe du Mexique.

Dudley se dit déterminé à faire sceller le puits de pétrole endommagé

Dudley se dit déterminé à faire sceller le puits de pétrole endommagé

« Vu l’affaire du puits Macondo et tout ce qui est arrivé, il est devenu clair que vous avez besoin, dans ce cas-là, d’une nouvelle face et d’un nouvel homme pour prendre les choses en main. Et, bien entendu, surtout aux Etats-Unis, notre plus grand marché ; cela est également important », a déclaré Carl-Henric Svanberg, président du conseil d’administration de BP.

Tony Hayward avait fait des remarques jugées déplacées à la suite de l’explosion, en avril dernier, de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, qui avait fait 11 morts.

Plusieurs facteurs sont à l’origine du désastre, mais l’attention s’est concentrée sur lui, si bien que son départ était inévitable, estime Robert Faulkner, spécialiste de la politique économique et écologique à la London School of Economics.

« Cela n’est peut-être pas tout à fait exact qu’il était le bouc émissaire, mais aux yeux du public, du Congrès américain et du président des Etats-Unis, il était le responsable de tout cela », a déclaré Faulkner.

BP a fait état de pertes de l’ordre de 17 milliards de dollars pour le trimestre passé. La compagnie va vendre 30 milliards de dollars d’actifs pour faire face à ses obligations, notamment celle de mettre sur pied un fonds de compensation de 20 milliards de dollars en faveur des personnes été entités affectées par la marée noire

Le géant pétrolier ne cesse de souligner sa force et sa viabilité au plan mondial, mais il ne fait aucun doute que son image a été sérieusement entamée ici aux Etats-Unis. « Il y a de sérieux doutes quant à savoir si BP peut maintenir son logo et sa marque en l’état actuel. Nous devons nous rappeler que BP avait fusionné avec la compagnie américaine American Oil Company, AMOCO, et avait laissé tomber la marque Amoco en 2001», souligne Robert Faulkner de la London School of Economics, ajoutant la compagnie pourrait être amenée à procéder à une profonde mutation pour rester compétitive aux Etats-Unis

Cette mission incombera à Robert Dudley, qui a grandi en partie dans le Mississippi, un des Etats du golfe du Mexique affectés par la marée noire.

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