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Alpha Condé, Ernest Bai Koroma et un représentant libérien au chevet de la Guinée-Bissau


De gauche à droite: Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, le président de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma, la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, le président de la Guinée Alpha Condé et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, posent pour une photo en marge d’une réunion sur la maladie d’Ebola au siège du FMI à Washington, le 17 avril 2015.

De gauche à droite: Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, le président de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma, la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, le président de la Guinée Alpha Condé et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, posent pour une photo en marge d’une réunion sur la maladie d’Ebola au siège du FMI à Washington, le 17 avril 2015.

Les présidents guinéen, Alpha Condé, et sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, et un émissaire de leur homologue libérienne, Ellen Johnson Silreaf, sont en mission de bons offices à Bissau en vue d’aider à résoudre la crise politique qui secoue la Guinée-Bissau depuis plus d'un an.

Aucun d'eux n'a fait de déclaration à leur arrivée samedi dans la capitale bissau-guinéenne. Tous y sont venus dans le cadre de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dont la présidente en exercice, Mme Silreaf, y a délégué un émissaire.

Selon le protocole d'Etat, ils doivent avoir des entretiens avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, son gouvernement, les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale et tous les acteurs de la crise actuelle.

La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent.

Le PAIGC conteste toujours la désignation, en juin 2016, de Baciro Dja comme Premier ministre. Et ses députés refusent de siéger au Parlement, empêchant le chef du gouvernement de présenter son programme de politique générale.

Les tensions à la tête de l'Etat inquiètent d'autant plus la communauté internationale que l'élection de M. Vaz en mai 2014 avait marqué un retour progressif à l'ordre constitutionnel dans cette ex-colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest jusqu'alors en proie à une instabilité chronique, avec des tentatives de coup d'Etat militaires à répétition.

Les présidents guinéen, sierra-léonais et l'émissaire de la présidente libérienne avaient été précédés à Bissau par une mission des ministres des Affaires étrangères de la Cédéao, qui a rencontré les protagonistes de la crise du 5 au 8 septembre, d'après le compte-rendu de cette visite obtenu par l'AFP.

Les diplomates ouest-africains ont insisté sur le dialogue et le consensus pour sortir de la crise. Autrement, ont-ils prévenu, "d'ici à six mois, le gouvernement ne sera plus en mesure de payer les salaires, compte tenu du blocage" à l'Assemblée "qui empêche le vote du budget".

Selon la Constitution bissau-guinéenne, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire. Or le PAIGC a perdu récemment sa majorité parlementaire absolue de 57 sièges à la suite de la fronde de 15 députés.

M. Vaz a dit vouloir s'appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition, deuxième formation du pays), et de 15 députés frondeurs du PAIGC, soit 56 sièges sur 102 au Parlement.

Avec AFP

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